Forêt sèche (Forêts sclérophylles strictes sur substrats non calcaires)

1 - Forêts > 11 - Forêts sclérophylles et mésophiles de transition > 111 - Forêts sclérophylles strictes sur substrats non calcaires
Statut LRE
NE
Non évalué
Processus En cours d’évaluation
Code habitat
111
Niveau hiérarchique
Niveau 3
Dernière actualisation
V0.1 du 14/04/2026
Forêt sèche de Pindai
Forêt sèche de Pindai cc by nc Nicolas Rinck

Présentation

Formation forestière tropicale sèche de basse altitude, dense à semi-fermée, développée sous climat à déficit hydrique saisonnier marqué, principalement sur la côte Ouest de la Grande Terre, du littoral à quelques centaines de mètres d’altitude, le plus souvent sur substrats volcano-sédimentaires, calcaires ou alluviaux, mais non ultramafiques dans le cadre THNC actuel (Jaffré et al., 1993 ; ANCB, s.d.). Elle associe petits arbres, arbustes, lianes abondantes et strate herbacée peu développée, avec des adaptations morphologiques fortes à la sécheresse (ANCB, s.d.). Dans THNC v1.3, elle relève du niveau 3 « 111 – Forêt sèche » et pourrait être déclinée au niveau 4 par des sous-types/faciès spécifiques, à définir.

Définition synthétique

La forêt sèche de Nouvelle-Calédonie est une formation forestière de basse altitude développée sous climat sec sur la côte Ouest de la Grande Terre, en général hors substrats ultramafiques, et soumise à une saison sèche prolongée (Jaffré et al., 1993 ; ANCB, s.d.). Elle se présente comme un ensemble dense à fermé de petits arbres, arbustes et lianes, avec un couvert généralement inférieur à 15 m, mais très variable selon les situations topographiques et l’état de conservation (Veillon et al., 1999). C’est l’un des habitats terrestres les plus menacés du territoire : les estimations anciennes indiquaient environ 2 % de la surface originelle encore présente dans les années 1990, tandis que la cartographie stricte 2021 de l’ANCB recense 17 855 ha, soit environ 3 % de l’aire d’origine présumée (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.). L’habitat est extrêmement fragmenté, fortement exposé au feu, au défrichement, au pâturage et aux espèces exotiques envahissantes, en particulier les cerfs, cochons, rats, fourmis et plantes invasives (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.). Sa conservation est considérée comme prioritaire à l’échelle du Pacifique en raison de son endémisme et du nombre élevé d’espèces menacées qu’il héberge (Gillespie & Jaffré, 2003 ; Gillespie et al., 2014).
Délimitation

Critères abiotiques

Climat sec, avec moins de 1 100 mm de pluie par an et une période de sécheresse souvent prolongée (ANCB, s.d.).
Localisation principale sur la côte Ouest de la Grande Terre, en situation d’ombre pluviométrique liée aux alizés et à la chaîne centrale (ANCB, s.d.).
Altitude généralement basse : historiquement 0-300 m dans la littérature classique ; aujourd’hui l’ANCB retient du littoral à 500 m pour l’écosystème au sens large. Pour la fiche THNC 111, rester prudent et privilégier la basse altitude (Jaffré et al., 1993 ; Veillon et al., 1999 ; ANCB, s.d.).
Substrats variés hors ultramafiques : phtanites, grès, flyschs, calcaires, alluvions, basaltes plus localement selon les auteurs (Veillon et al., 1999).
Déficit hydrique édaphique et atmosphérique déterminant ; le caractère sclérophylle est lié au manque d’eau, non à une contrainte minérale de type ultramafique (Veillon et al., 1999).

Critères biotiques

Formation forestière à petits arbres et arbustes, souvent dense, avec sous-bois fourni et lianes fréquentes (Veillon et al., 1999 ; ANCB, s.d.).
Feuillage majoritairement coriace/sclérophylle ; feuilles épaisses, dures, vernissées ou à limbe réduit ; certaines espèces partiellement décidues en saison sèche (ANCB, s.d.).
Absence ou rareté des palmiers, conifères, fougères arborescentes et bryophytes abondantes, en contraste avec les forêts humides (ANCB, s.d. ; IUCN, 2020).
Cortège floristique riche en endémismes, avec présence d’espèces strictement ou préférentiellement liées à la forêt sèche ; forte valeur patrimoniale des lianes, arbustes et petits arbres endémiques (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.).

Critères complémentaires

Forte variabilité de physionomie selon la position topographique : fourrés littoraux sous embruns, formations vallonnaires plus hautes, faciès rivulaires plus fermés, stades secondarisés ou dégradés à gaïac ou niaouli à proximité (Veillon et al., 1999 ; ANCB, s.d.).
L’habitat doit être interprété comme un complexe de « forêts sèches » au pluriel, avec plusieurs faciès, plutôt qu’un type strictement uniforme (ANCB, s.d.).
La dynamique avec savanes à niaouli et fourrés dégradés doit être explicitement interrogée à chaque site : certaines savanes peuvent dériver d’anciennes forêts sèches et être recolonisées lorsque la pression de feu diminue (Bocquet et al., 2007).

Règles d’exclusion

Exclure :
les savanes à niaoulis lorsqu’elles ne présentent plus de structure forestière ni de cortège caractéristique de forêt sèche ;
les fourrés monospécifiques à gaïac lorsqu’ils correspondent à des états très dégradés sans structure forestière identifiable ;
les forêts humides ou mésophiles de basse altitude, notamment en vallons plus arrosés ou sur versant Est ;
les formations sur substrats ultramafiques, qui relèvent d’autres branches THNC ;
les galeries forestières ou formations ripicoles bien individualisées lorsqu’elles sont dominées par un fonctionnement hydrique plus humide que le contexte sclérophylle.

Seuils quantitatifs

Aucun seuil quantitatif unique, robuste et consensuel n’a été identifié dans la littérature consultée pour définir la forêt sèche calédonienne par simple pourcentage de recouvrement ou hauteur de canopée. En pratique, on peut retenir comme ordre de grandeur descriptif :
– canopée généralement inférieure à 15 m en faciès typique ;
– diamètre moyen des arbres rarement supérieur à 40 cm ;
– structure plus lâche en strate supérieure mais sous-bois souvent dense (Veillon et al., 1999).
Ces valeurs doivent rester descriptives et non réglementaires.

Structure de végétation

Formation fermée à semi-fermée. La strate supérieure est discontinue, constituée d’arbres isolés ou en bouquets, la plupart du temps de petite taille ; le sous-bois est au contraire dense, peu nettement stratifié, avec arbustes, jeunes sujets et lianes parfois abondantes ; la strate herbacée reste limitée, dominée par graminées ou cypéracées selon les ouvertures (Veillon et al., 1999). Dans les vallons, talwegs, pentes d’éboulis ou bords de cours d’eau temporaires, la structure peut se refermer et dépasser localement 15-20 m, avec transition progressive vers des forêts plus humides (Veillon et al., 1999).

Structure et physionomie

En physionomie typique, il s’agit d’une forêt basse à moyenne, dense, sombre en sous-bois, avec nombreux entrelacs de lianes et feuillages sclérophylles. L’aspect change fortement selon le contexte : faciès arbustifs littoraux sous embruns, fourrés de secondarisation sur sites dégradés, formations plus hautes en vallons ou ripisylves sèches, mosaïques avec savanes à niaoulis et fourrés à gaïac (Veillon et al., 1999 ; ANCB, s.d.). Nuances fines à développer éventuellement dans des sous-fiches N4 ou à des overlays d’état.

Composition floristique

La composition floristique est riche mais les chiffres publiés varient selon les auteurs et le périmètre retenu. Les références anciennes rapportent environ 379 espèces natives (Jaffré et al., 1993), puis environ 409-410 espèces dans les synthèses des années 1990-2000 (Jaffré et al., 1994 ; Jaffré, 2001 cité par ANCB/IRD), tandis que l’ANCB évoque aujourd’hui près de 876 espèces de plantes pour le « milieu sclérophylle » au sens large (ANCB, s.d.). Flore très riche, à fort taux d’endémisme, comprenant arbres, arbustes, lianes, herbacées et espèces micro-endémiques, avec quelques familles particulièrement représentées dans les inventaires historiques (Jaffré et al., 1994 ; ANCB, s.d.).

Espèces indicatrices

Exemples d’espèces fréquemment citées ou emblématiques du milieu :
– Gardenia urvillei
– Planchonella cinerea
– Fontainea pancheri
– Mimusops elengi
– Oxera sulfurea
– Terminalia cherrieri
Ces espèces sont utiles pour l’interprétation patrimoniale ou la communication, mais ne constituent pas à elles seules une clé diagnostique suffisante ; la structure, le contexte édaphique et l’état de conservation doivent être pris en compte (ANCB, s.d. ; Jaffré et al., 1993).

Facteurs écologiques clés

Intensité et durée du déficit hydrique saisonnier.
Régime des feux : facteur majeur de dégradation, de fragmentation et de basculement vers savane/fourré dégradé (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.).
Pression de pâturage et de broutage par le bétail et les ongulés introduits, en particulier le cerf rusa, qui freine fortement la régénération (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.).
Continuité écologique entre fragments, décisive pour les échanges de graines et les flux génétiques (ANCB, s.d. ; Mansourian, 2018).
Contrôle des espèces exotiques envahissantes végétales et animales.
Position topographique locale (talweg, colline, bord de rivière, littoral exposé) qui module fortement la structure et la composition.

Espèces associées majeures et faune liée

La forêt sèche héberge une faune associée importante, notamment des mollusques, insectes, reptiles et oiseaux. Exemples régulièrement cités :
– Placostylus porphyrostomus (bulime)
– Papilio montrouzieri
– Bavayia exsuccida
– Rhipidura albiscapa ssp. bulgeri
– Leptomyrmex pallens
Les oiseaux frugivores contribuent à la dissémination des graines ; l’ANCB mentionne une quarantaine d’espèces d’oiseaux fréquentant la forêt sèche, sans lui être toutes strictement inféodées (ANCB, s.d.). La valeur faunistique doit être lue en lien avec la litière, les vieux arbres, la densité du sous-bois et la connectivité entre fragments.

Dynamique et stades

La forêt sèche calédonienne est un habitat relique soumis à des trajectoires contrastées. En contexte dégradé, les incendies répétés, le défrichement, le pâturage et les invasions biologiques entraînent ouverture du couvert, appauvrissement du sous-bois et basculement vers savanes à niaoulis ou fourrés dégradés (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.). Inversement, des travaux ont montré que la forêt sèche peut recoloniser certaines savanes arborées à niaouli lorsque la fréquence des feux diminue, notamment par drageonnage et dissémination depuis les lisières forestières (Bocquet et al., 2007). Il est donc utile de distinguer les fragments bien conservés, les faciès secondarisés, les fronts de reconquête et les restaurations actives.

Répartition géographique

Répartition relictuelle de l’extrême Nord au Sud-Ouest de la Grande Terre, sur la façade Ouest en situation sèche, avec une présence surtout en basse altitude et en fragments dispersés (ANCB, s.d.). Les sites emblématiques ou souvent cités comprennent notamment Pindaï, Domaine de Déva, Ouen Toro, Leprédour, Tina, Pointe Maa, Gouaro-Déva, Nekoro, Tiéa, Mepouiri, Malhec et Metzdorf selon les sources historiques et programmes de conservation (Mansourian, 2018 ; Gillespie et al., 2014 ; ANCB, s.d.).

Superficie estimée (ha)

17855

Fragmentation

Extrêmement fragmentée. La littérature ancienne décrivait déjà une réduction à de petits lambeaux très isolés, souvent dégradés, la plupart de taille modeste (Bouchet et al., 1995 ; Gillespie & Jaffré, 2003). Les analyses régionales dans le Pacifique considèrent la majorité des fragments restants comme relictuels, souvent inférieurs à 100 ha, ce qui limite la viabilité écologique à long terme sans gestion active et restauration des connectivités (Gillespie et al., 2014). Les fragments urbains ou agropastoraux conservent néanmoins un rôle fonctionnel dans les flux de graines et la connectivité locale (ANCB, s.d.).

Sites de référence

– Presqu’île de Pindaï
– Domaine de Déva
– Ouen Toro
– Île Leprédour
– Nekoro
– Tina / Pointe Maa
Ces sites sont soit emblématiques, soit cités comme prioritaires ou utiles pour la comparaison écologique et la conservation (ANCB, s.d. ; Gillespie et al., 2014 ; Mansourian, 2018).

Niveau de certitude cartographique

Moyenne

Télédétection : niveau de détectabilité

Faible

Indices et méthodes discriminantes

La littérature et les retours d’expérience locaux convergent pour dire que la télédétection seule ne suffit pas à caractériser correctement la forêt sèche ; la validation terrain reste nécessaire, et les approches multi-sources sont préférables (atelier CBNNC 2025 ; ANCB/Open Data NC, s.d.). Pour une utilisation opérationnelle, privilégier :
– imagerie à très haute résolution ;
– photo-interprétation experte ;
– croisement avec topographie, substrat, historique du feu, proximité des fragments connus ;
– apprentissage supervisé fondé sur classes disjointes et échantillons d’entraînement documentés.
Le critère spectral seul est insuffisant dans les mosaïques dégradées ou de petite taille.

Facteurs de confusion

Principaux confondants :
– savanes à niaoulis ;
– fourrés à gaïacs ;
– maquis paraforestiers xérophiles ;
– lisières et faciès post-feu ;
– petites galeries forestières ou vallons plus humides insérés dans le domaine sec ;
– mosaïques agropastorales avec reliques arborées.
La confusion augmente fortement dans les états dégradés, sur petits fragments et dans les paysages hétérogènes (atelier CBNNC 2025 ; ANCB/Open Data NC, s.d.).

Résolution minimale requise

Aucune valeur-seuil robuste n’a été trouvée dans la littérature consultée. Proposition opérationnelle prudente : viser une très haute résolution (< 1-2 m) pour l’interprétation fine des petits fragments et l’analyse des lisières ; au-delà, la cartographie tend à devenir plus agrégée et plus incertaine. Valeur à valider par géomaticiens/gestionnaires.

Contraintes cartographiques

– Les polygones disponibles n’ont pas tous le même niveau de validation (ANCB/Open Data NC, s.d.).
– Les petits fragments urbains ou agricoles sont très sensibles aux erreurs d’interprétation.
– Les faciès dégradés et transitions vers savane/fourré rendent les limites floues.
– Les données historiques sont multi-sources et hétérogènes.

État actuel

Dégradé

Tendance récente

Inconnue

Indicateurs de suivi et terrain

Indicateurs robustes suggérés :
> surface de forêt sèche stricte par site ;
> fermeture du couvert / recouvrement arboré ;
> régénération naturelle (densité de recrues) ;
> abondance ou intensité d’impact des cerfs, cochons et bétail ;
> recouvrement des espèces exotiques envahissantes ;
> fréquence et emprise des incendies ;
> présence/abondance d’espèces patrimoniales indicatrices ;
> suivi des lisières et de la connectivité fonctionnelle.
Ces indicateurs sont cohérents avec les menaces et objectifs de restauration identifiés par le pôle forêt sèche (ANCB, s.d. ; Mansourian, 2018).

Indicateurs de suivi et télédétection

> évolution surfacique des contours stricts et de la zone de vigilance ;
> densité/continuité du couvert arboré ;
> état des lisières ;
> récurrence des feux à proximité des fragments ;
> évolution des connectivités courte et moyenne distance ;
> suivi des sites prioritaires par séries temporelles d’images.
À utiliser avec prudence et toujours en lien avec des points de contrôle terrain.

Qualité de l’observation

Bonne

Pressions actuelles

Les pressions majeures actuellement documentées sont le défrichement agricole ou urbain, les incendies, la fragmentation paysagère, le pâturage et le broutage par les ongulés introduits, ainsi que les espèces exotiques envahissantes végétales et animales (Bouchet et al., 1995 ; ANCB, s.d.). Les cerfs sont explicitement présentés comme l’un des principaux freins à la régénération ; cochons, rats et fourmis aggravent également la dégradation du milieu et de la faune associée (ANCB, s.d.). Les petits fragments insérés dans des matrices urbanisées ou agropastorales subissent en plus un effet de bord très élevé.

Menaces émergentes

Menaces à considérer à l’horizon 10-20 ans :
– aggravation des sécheresses et du risque incendie dans le contexte du changement climatique ;
– poursuite de l’urbanisation diffuse dans le Grand Nouméa et sur la côte Ouest ;
– banalisation floristique par progression d’espèces exotiques végétales ;
– rupture accrue des connectivités entre fragments ;
– sous-financement du suivi à long terme et de la restauration.
Le volet climatique reste plausible et cohérent avec le fonctionnement de l’habitat, mais moins directement documenté pour la forêt sèche que les menaces historiques classiques ; à traiter comme vigilance plutôt que comme certitude absolue.

Vulnérabilité estimée

Forte

Services écosystémiques

La forêt sèche rend des services écologiques et socio-écologiques majeurs : habitat pour une biodiversité fortement endémique, protection des sols, maintien de certaines fonctions hydrologiques locales, pollinisation, dissémination des graines, fourniture de ressources biologiques ou horticoles, et valeur de support pour la restauration paysagère (Mansourian, 2018 ; ANCB, s.d.). La littérature sur la restauration souligne explicitement la protection des sources d’eau, des champs, la pollinisation et la fourniture de matériaux/aliments comme fonctions recherchées du paysage restauré (Mansourian, 2018).

Valeur culturelle et coutumière

Valeur culturelle réelle mais inégalement documentée dans la littérature scientifique consultée. Quelques usages sont explicitement signalés sur des espèces de forêt sèche, par exemple l’écorce de Mimusops elengi var. parvifolia comme remède dans la culture kanak (ANCB, s.d.). Ce champ gagnerait à être enrichi par un travail dédié avec détenteurs de savoirs locaux et autorités coutumières, en plus de la bibliographie existante.

Intérêt paysager et touristique

Intérêt paysager élevé malgré un aspect parfois discret pour les non-spécialistes. L’ANCB met en avant plusieurs sites accessibles au public, notamment Pindaï et Déva, et la forêt sèche joue un rôle important dans la sensibilisation, l’écotourisme de proximité, l’éducation à l’environnement et les paysages identitaires de la côte Ouest (ANCB, s.d.). Les petits fragments urbains ou périurbains ont aussi une forte valeur pédagogique.

Mesures recommandées

Protéger strictement les fragments de haute valeur patrimoniale ;
Consolider la maîtrise foncière ou contractuelle sur les sites prioritaires ;
Prévenir et combattre les incendies ;
Contrôler les cerfs, cochons et autres exotiques envahissantes ;
Restaurer les connectivités entre fragments ;
Développer la restauration écologique active et passive selon les sites ;
Maintenir un réseau de suivi scientifique homogène ;
Articuler la typologie habitat avec la cartographie, sans substitution de l’une à l’autre ;
Distinguer les fragments bien conservés des faciès secondarisés et des trajectoires de reconquête.

Actions existantes

Actions en cours ou clairement documentées par l’ANCB :
– mise à jour de la cartographie des forêts sèches et identification des connectivités ;
– intégration des enjeux forêt sèche dans les PUD ;
– animation de groupes de travail et de comités techniques ;
– élaboration de plans de gestion de sites prioritaires ;
– projets concertés de restauration écologique ;
– plantations pilotes à grande échelle à Pindaï et Déva ;
– réseau de suivi scientifique et suivi de parcelles restaurées ;
– capitalisation technique via le vade-mecum 2019 ;
– diffusion de supports pédagogiques et mobilisation citoyenne (ANCB, s.d.).

Priorité de conservation

Très forte
Système Version Code Libellé Type Commentaire
THNC v1.3 111 Forêt sèche Exacte Correspondance interne THNC, niveau 3.
THNC v1.3 1111 Forêt sèche basse altitude Plus large Le présent enregistrement N3 englobe ce sous-type N4.
GET-IUCN 2.0 T1.2 Tropical subtropical dry forests and thickets Proche Bonne correspondance fonctionnelle générale, mais la catégorie GET est plus large et inclut des thickets non strictement équivalents.
ANCB contours stricts 2021 NA Cartographie des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie Proche Bonne correspondance cartographique opérationnelle, avec niveaux de validation variables selon les polygones.
EUNIS / HabRef a_expertiser NA Correspondance non stabilisée Incertaine Ne pas forcer une équivalence automatique sans revue experte ; les cadres biogéographiques et la granularité diffèrent.
OCMC v.7.4.2 OCMC_19 Forêt sèche bien préservée Incluse dans
OCMC v.7.4.2 OCMC_20 Forêt sèche dégradée Incluse dans
OCMC v.7.4.2 OCMC_21 Forêt sèche état moyen Incluse dans

Suivi des versions

Auteur Date Commentaire
Nicolas Rinck 15/04/2026 Création de la première version de la fiche, et de la pré-évaluation LRE.<br />
A soumettre à relecture du GT Typologie pour la structure; Puis soumettre à relecture comité d’experts pour le contenu; Evaluation LRE : soumettre à comité d’experts<br />
1. Le champ « superficie estimée » reprend la surface des contours stricts 2021 (17 855 ha). Ce chiffre ne doit pas être mélangé avec les estimations historiques (~10 000 ha, 2 %) ni avec la zone de vigilance (31 481 ha).<br />
2. Les champs « niveau_detectabilite », « resolution_minimale_rs » et « certitude_cartographique » sont des propositions prudentes, cohérentes avec les retours d’ateliers et les métadonnées ANCB, mais à valider avec le collège géomatique.<br />
3. Les correspondances EUNIS/HabRef ne sont pas suffisamment robustes à ce stade pour être injectées comme équivalences fortes.<br />
4. Les valeurs culturelles/coutumières sont probablement sous-renseignées ici ; un enrichissement spécifique par entretiens serait préférable.

Contact référents

CBNNC – contact@conservatoirebotanique.nc
ANCB – coord.poleterrestre@ancb.nc

Bibliographie

  • ANCB. s.d : ANCB. s.d. Pôle Terrestre - Forêt sèche Source
  • ANCB / Open Data NC. s.d : ANCB / Open Data NC. s.d. Pôle Terrestre - Forêt sèche. Jeu de données et métadonnées Source
  • Bocquet & al 2007. : Bocquet, A., Chambrey, C., Derroire, G., & Tassin, J. 2007. Modes de colonisation de la savane arborée par des plantes de forêt tropicale sèche en Nouvelle-Calédonie. Revue d'Écologie, 62(1), 87-91. SourceDOI
  • Bouchet & al.1995. : Bouchet, P., Jaffré, T., & Veillon, J.-M. 1995., Plant extinction in New Caledonia: protection of sclerophyll forests urgently needed. Biodiversity and Conservation, 4, 415-428. SourceDOI
  • Gillespie & al. 2003. : Gillespie, T. W., & Jaffré, T. 2003. Tropical dry forests in New Caledonia. Biodiversity and Conservation, 12, 1687-1697. SourceDOI
  • Gillespie & al. 2014 : Gillespie, T. W., O’Neill, K., Keppel, G., Pau, S., Meyer, J.-Y., Price, J. P., & Jaffré, T. 2014. Prioritizing conservation of tropical dry forests in the Pacific. Oryx, 48(3), 337-344. SourceDOI
  • IUCN. 2020. : IUCN. 2020. IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. Gland, Switzerland. SourceDOI
  • Jaffre & al. 1993 : Jaffré, T., Morat, P., & Veillon, J.-M. 1993. Étude floristique et phytogéographique de la forêt sclérophylle de Nouvelle-Calédonie. Adansonia, 15(1-4), 107-146. SourceDOI
  • Jaffré & al. 1994 : Jaffré, T., Morat, P., & Veillon, J.-M. 1994. La flore : caractéristiques et composition floristique des principales formations végétales. Bois et Forêts des Tropiques, 242, 7-30. Source
  • Mansourian & al. 2018 : Mansourian, S., Géraux, H., Do Khac, E., & Vallauri, D. 2018. Lessons Learnt from 17 Years of Restoration in New Caledonia’s Dry Tropical Forest. WWF France. Source
  • Veillon & al. 1999 : Veillon, J.-M., Dagostini, G., & Jaffré, T. 1999. Étude de la forêt sclérophylle de la Province Nord en Nouvelle-Calédonie. Nouméa : IRD / Province Nord. Source
RedList

Résumé de pré-évaluation pour la Liste Rouge des Ecosystèmes (LRE)

Évaluation LRE

Forêt sèche de Nouvelle-Calédonie

CREn danger critique
Critère déterminant : A — Réduction de la distribution spatialeValidation : En relectureCritère contributif : B
Type d’unité
Écosystème / habitat
Code unité
NC-LRE-111-FS
Niveaux THNC
Niveau 3
Correspondance GET-IUCN
TERRESTRIAL / T1 Tropical-subtropical forests / T1.2 Tropical-subtropical dry forests and thickets
Date d’évaluation
14/04/2026
Version
v1.2
LRE - Résultat global
Catégorie globale
CR — En danger critique
Critère déterminant principal
A — Réduction de la distribution spatiale
Autres critères contributifs
B

Résumé de l’évaluation

Proposition d’évaluation LRE : CR, principalement au titre du critère A3, sur la base d’une réduction historique de distribution très vraisemblablement supérieure au seuil critique depuis ~1750. Le critère B apporte un appui complémentaire : l’EOO actuelle (~12 265,7 km²) atteint le seuil EN pour B1, avec des processus menaçants plausibles et documentés susceptibles d’entretenir un déclin continu dans les 20 prochaines années. En revanche, l’AOO corrigée (60 mailles 10 × 10 km) reste au-dessus du seuil VU pour B2. Les critères C, D et E ne sont pas formellement instruits ici.

Justification de la catégorie

La catégorie globale proposée est CR, portée par le critère A3 (réduction historique de la distribution depuis ~1750 > 90 % selon les sources scientifiques convergentes sur la perte de la forêt sèche calédonienne). Le critère B soutient la vulnérabilité actuelle de l’unité, avec une distribution restreinte et très fragmentée, mais ne dépasse pas EN car seul B1 est déclenché et B2 ne l’est pas.

Besoins pour une réévaluation future

Produire une reconstruction spatiale homogène de la distribution historique initiale ; expliciter et spatialiser les menaces dominantes pour estimer les localités LRE ; instruire formellement les critères C et D (dégradation abiotiques et biotiques) ; réaliser une revue experte collégiale de la définition de l’unité et des hypothèses de collapse ; tester la sensibilité des métriques B à différents placements de grille et scénarios de cartographie.

Périmètre de l’évaluation

Évaluation subglobale à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie. L’unité évaluée correspond à la forêt sèche terrestre calédonienne au sens écologique large, rattachée à la fiche THNC 111 « Forêt sèche ». Le calcul spatial actuel repose sur le GeoTIFF fourni par l’utilisateur (distribution actuelle des patchs), couvrant l’ensemble du territoire cartographié en EPSG:3163. Le périmètre historique initial n’est pas cartographié dans ce snippet.

Justification du choix de l’unité

La forêt sèche constitue une unité écologique cohérente et historiquement bien documentée, caractérisée par un cortège floristique indigène spécifique, un environnement abiotique contrasté de basse altitude à saison sèche marquée, et une trajectoire de déclin majeur depuis la période précoloniale. Elle est adaptée à une évaluation LRE à l’échelle THNC niveau 3, avec correspondances possibles vers des sous-types plus fins en niveau 4.

LRE - Détail par critère

A — Réduction de la distribution spatiale

CREn danger critique

Le critère A est retenu comme critère principal au titre de A3. La littérature scientifique et institutionnelle converge vers une perte historique extrêmement …

B — Distribution spatiale restreinte

ENEn danger

Le critère B est retenu à EN via B1. L’EOO actuelle calculée sur le raster fourni est d’environ 12 265,7 km², soit sous le seuil EN (≤ 20 000 km²) mais au-dess…

C — Dégradation de l’environnement abiotique

DDDonnées insuffisantes

Dégradation abiotique très plausible, notamment via les incendies récurrents, l’érosion des sols, les effets de bord et la transformation du paysage. À ce stad…

D — Perturbation des interactions biotiques

DDDonnées insuffisantes

Le critère D est fortement suggéré par la perturbation chronique de la régénération et des interactions biotiques via les herbivores introduits, les cochons, l…

E — Analyse quantitative

NENon évalué

Aucune analyse quantitative de probabilité d’effondrement n’a été identifiée pour la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie. Critère non évalué.

Critère A — Réduction de la distribution spatiale
CREn danger critique

Synthèse du critère A

Le critère A est retenu comme critère principal au titre de A3. La littérature scientifique et institutionnelle converge vers une perte historique extrêmement élevée de la forêt sèche calédonienne depuis la période de référence (~1750), généralement estimée à environ 97–98 % de réduction, soit bien au-dessus du seuil CR (≥ 90 %).

Sous-critère Catégorie Variable évaluée Valeur / résultat Proportion affectée (%) Sévérité relative (%) Type de preuve Horizon / période Source Commentaire
A3CRRéduction historique de la distribution depuis ~1750~97–98 % de réduction ; ~2–3 % restant97DéduitDepuis ~1750Bouchet et al. 1995 ; Jaffré et al. 1993 ; synthèses ANCB/CBNNCPré-diagnostic robuste sur la base de sources convergentes ; à consolider ultérieurement par une reconstruction spatiale homogène du périmètre historique.
Critère B — Distribution spatiale restreinte
ENEn danger

Synthèse du critère B

Le critère B est retenu à EN via B1. L’EOO actuelle calculée sur le raster fourni est d’environ 12 265,7 km², soit sous le seuil EN (≤ 20 000 km²) mais au-dessus du seuil CR. La clause b est retenue : des processus menaçants observés ou inférés (incendies, fragmentation, invasives, herbivorie, pressions d’usage) sont plausibles et susceptibles d’entraîner des déclins continus de l’étendue, de la qualité environnementale ou des interactions biotiques dans les 20 prochaines années. B2 n’est pas déclenché car l’AOO corrigée est de 60 mailles, soit au-dessus du seuil VU (50). B3 n’est pas évalué ici faute d’estimation formalisée des localités au sens LRE.

Sous-critère Catégorie Variable évaluée Valeur / résultat Proportion affectée (%) Sévérité relative (%) Type de preuve Horizon / période Source Commentaire
B1ENEOO actuelle12265.70 km²ObservéÉtat actuelGeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 + IUCN LRE 2024Seuil EN atteint pour B1. Clause b retenue : processus menaçants plausibles et documentés susceptibles de causer des déclins continus dans les 20 prochaines années.
B2LCAOO corrigée (grille 10 × 10 km)60 maillesObservéÉtat actuelGeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 + IUCN LRE 2024AOO corrigée au-dessus du seuil VU (50). Test simple de sensibilité au placement de la grille : 55–65 mailles ; interprétation inchangée.
Critère C — Dégradation de l’environnement abiotique
DDDonnées insuffisantes

Synthèse du critère C

Dégradation abiotique très plausible, notamment via les incendies récurrents, l’érosion des sols, les effets de bord et la transformation du paysage. À ce stade, le corpus ne fournit pas encore de variable abiotique harmonisée quantifiée sur l’ensemble de l’écosystème permettant d’appliquer les seuils C1-C3 avec rigueur.

Sous-critère Catégorie Variable évaluée Valeur / résultat Proportion affectée (%) Sévérité relative (%) Type de preuve Horizon / période Source Commentaire
C1LCObservé
Critère D — Perturbation des interactions biotiques
DDDonnées insuffisantes

Synthèse du critère D

Le critère D est fortement suggéré par la perturbation chronique de la régénération et des interactions biotiques via les herbivores introduits, les cochons, les rats, les fourmis et les plantes exotiques envahissantes. La pression des cerfs est explicitement décrite comme l’un des principaux freins à la régénération. Toutefois, les données disponibles ne quantifient pas encore, à l’échelle de tout l’écosystème, l’étendue et la sévérité de cette perturbation au standard LRE.

Critère E — Analyse quantitative
NENon évalué

Synthèse du critère E

Aucune analyse quantitative de probabilité d’effondrement n’a été identifiée pour la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie. Critère non évalué.

LRE - Distribution spatiale et métriques
Zone d’occurrence (EOO)
12 265,70 km²
Zone d’occupation (AOO)
60 mailles
Nombre de localités
Déclin continu : Oui

Commentaire sur la distribution

À partir du GeoTIFF actuel fourni, la superficie cartographiée de forêt sèche est d’environ 243,98 km² (24 398 ha), répartie en 5 073 patches. La zone d’occurrence (EOO) calculée comme enveloppe convexe minimale des occurrences actuelles est d’environ 12 265,7 km². La zone d’occupation (AOO), calculée sur grille standardisée 10 × 10 km avec correction 1 % des petites occurrences selon les lignes directrices LRE v2.0, est de 60 mailles. Un test simple de sensibilité au placement de la grille (décalages de 1 km) donne un intervalle de 55 à 65 mailles, restant au-dessus du seuil VU pour B2. La distribution actuelle demeure très fragmentée et majoritairement localisée sur la côte ouest et le nord de la Grande Terre.

Séries temporelles mobilisées

Année Indicateur Valeur Unité Type de preuve Source Méthode Commentaire
2026Surface cartographiée actuelle243.98km²ObservéGeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026Somme des pixels occupés (20 m × 20 m ; valeurs 1 = forêt sèche)Best estimate à partir du raster fourni ; équivaut à 24 398 ha.
2026EOO12265.70km²ObservéGeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026Enveloppe convexe minimale (convex hull) des occurrences actuellesCalcul réalisé en EPSG:3163 à partir des patches actuels.
2026AOO corrigée60mailles 10x10 kmObservéGeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026Grille 10 × 10 km avec correction de 1 % des plus petites cellules selon IUCN LRE v2.0Test simple de sensibilité au placement de grille : 55–65 mailles.

Contraintes et limites spatiales

Le critère B repose ici sur une seule carte actuelle. Les métriques EOO et AOO sont calculées directement sur le raster fourni, sans reconstruction spatiale de la distribution historique. Le nombre de localités au sens des menaces dominantes n’est pas estimé dans ce snippet. L’AOO dépend du placement de la grille 10 × 10 km, mais les tests simples de sensibilité réalisés ne changent pas l’interprétation générale (B2 non déclenché).

LRE - Définition de l’écosystème

Biote indigène caractéristique

Formation forestière sclérophylle à fort endémisme, dominée par des arbres et arbustes adaptés au stress hydrique saisonnier. Le biote indigène caractéristique comprend notamment des espèces ligneuses de forêt sèche calédonienne (ex. espèces des genres Acropogon, Pittosporum, Diospyros, Premna, Planchonella, Terminalia, etc., selon les sites), ainsi qu’un sous-bois aujourd’hui souvent appauvri ou perturbé. La valeur écologique de l’unité tient autant à son cortège floristique qu’à la persistance de fragments fonctionnels capables de régénération.

Environnement abiotique clé

Milieux terrestres de basse altitude à moyenne basse altitude, principalement sur la côte ouest et le nord de la Grande Terre, dans des contextes climatiques à saison sèche marquée, faibles précipitations relatives et forte évapotranspiration. Substrats variés selon les secteurs, mais expression écologique liée à des conditions plus sèches que celles des forêts humides voisines. Les sols sont généralement bien drainés ; l’hydromorphie n’est pas structurante.

Processus et interactions clés

Persistance d’une canopée sclérophylle discontinue à fermée, régénération ligneuse dépendante d’intervalles de perturbation compatibles avec la survie des espèces indigènes, maintien de la litière, limitation des incendies répétés, limitation de l’herbivorie et du piétinement par ongulés introduits, limitation des espèces exotiques envahissantes. La fragmentation réduit les flux biologiques, augmente les effets de bord et fragilise les interactions biotiques nécessaires au maintien du système.

État de référence

État de référence : forêt sèche indigène structurellement fonctionnelle, dominée par des ligneux autochtones, avec régénération effective, faible emprise d’exotiques envahissantes, régime de feu non destructeur et connectivité suffisante entre fragments. Cet état implique une expression complète du cortège indigène et des processus de renouvellement du couvert.

Définition de l’effondrement

Effondrement au sens LRE : disparition de l’expression fonctionnelle de la forêt sèche en tant qu’écosystème indigène, par perte quasi complète du couvert et/ou remplacement durable par des formations anthropisées, friches exotiques, savanes dégradées ou mosaïques ne maintenant plus les caractéristiques abiotiques-biotiques et les interactions propres à la forêt sèche calédonienne.

Signaux précurseurs de dégradation

Réduction de surface des fragments, multiplication des très petits patchs, augmentation des effets de bord, baisse de la régénération indigène, progression des espèces exotiques envahissantes, augmentation de l’ouverture du couvert, récurrence des incendies, herbivorie et piétinement, simplification du cortège floristique et perte de connectivité fonctionnelle.

Facteurs de vulnérabilité

Très forte fragmentation, faible superficie totale résiduelle, concentration en basse altitude dans des zones soumises à de fortes pressions anthropiques, sensibilité aux incendies répétés, vulnérabilité aux invasives et aux ongulés introduits, dépendance à des fragments parfois très petits, hétérogénéité des régimes de protection et forte exposition aux effets de bord.

LRE - Confiance, validation et gouvernance
Consensus entre experts
Moyen
Fiabilité des indicateurs
Moyenne
Niveau de confiance global
Moyen
Date d’évaluation
14/04/2026
Version
v1.2
Statut de validation
En relecture

Incertitudes majeures

Absence d’une spatialisation historique homogène du périmètre initial ; nombre de localités non calculé au sens des menaces dominantes ; critères C et D non instruits quantitativement ; dépendance de certaines conclusions au périmètre écologique exact retenu pour l’unité « forêt sèche » ; absence ici de revue collégiale formelle.

Lacunes de connaissance

Séries temporelles homogènes de cartographie, reconstruction spatiale historique, protocole partagé pour la définition des localités LRE, indicateurs quantifiés de dégradation abiotiques et biotiques, hiérarchisation spatialisée des menaces dominantes, validation experte collégiale de l’état de référence et de l’effondrement.

Comité technique / gouvernance

À consolider dans le cadre du groupe de travail THNC/LRE animé par le CBNNC, avec mobilisation des experts flore/habitats, cartographie, gestionnaires et partenaires scientifiques.

Évaluateurs

Pré-remplissage technique CBNNC; calculs spatiaux réalisés à partir d'un GeoTIFF basé sur un export couche ANCB 2023 et synthèse des sources scientifiques/techniques disponibles.

Relecteurs / validateurs

À compléter après relecture experte collégiale (CBNNC / partenaires / GT habitats / GT LRE).

LRE - Sources et traçabilité
Jeu de donnéesSource principaleGeoTIFF FS 2026
GeoTIFF de distribution actuelle des patches de forêt sèche fourni par l’utilisateur, EPSG:3163, résolution 20 m, binaire 1/0.
Rôle dans l’évaluation
Base cartographique actuelle pour calcul EOO, AOO et surface occupée
Critères mobilisés
B, global
Commentaire
Analyse spatiale directe du raster fourni.
BibliographieSource principaleIUCN, 2024
IUCN. (2024). Guidelines for the application of IUCN Red List of Ecosystems Categories and Criteria. Version 2.0. Gland, Switzerland: IUCN. https://doi.org/10.2305/CJDF9122
Rôle dans l’évaluation
Cadre méthodologique et seuils LRE
Critères mobilisés
A, B, global
Commentaire
Référence normative principale pour les critères A et B.
BibliographieSource principaleBouchet et al., 1995
Bouchet, P., Jaffré, T., & Veillon, J.-M. (1995). Plant extinction in New Caledonia: protection of sclerophyll forests urgently needed. Biodiversity and Conservation, 4, 415-428.
Rôle dans l’évaluation
Appui principal pour l’ampleur du déclin historique
Critères mobilisés
A, global
Commentaire
Source classique sur la régression extrême de la forêt sèche.
BibliographieJaffré et al., 1993
Jaffré, T., Morat, P., & Veillon, J.-M. (1993). Étude floristique et phytogéographique de la forêt sclérophylle de Nouvelle-Calédonie. Adansonia, 15, 107-146.
Rôle dans l’évaluation
Définition écologique et périmètre scientifique de l’unité
Critères mobilisés
A, global
Commentaire
Référence majeure pour la forêt sclérophylle / forêt sèche calédonienne.
CartographieANCB, 2021
Association pour la sauvegarde de la nature néo-calédonienne (ANCB). Cartographie 2021 de la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie et synthèses associées.
Rôle dans l’évaluation
Contexte cartographique récent et validation de la rareté/fractionnement
Critères mobilisés
A, B, global
Commentaire
Source complémentaire utile pour la situation récente et les actions de conservation.

Hypothèses et choix méthodologiques

Le GeoTIFF utilisé représente la distribution actuelle cartographiable de la forêt sèche pour l’unité THNC 111. 2) L’EOO est calculée comme enveloppe convexe minimale de toutes les occurrences actuelles. 3) L’AOO est calculée sur grille standardisée 10 × 10 km avec correction 1 % des plus petites cellules, conformément aux lignes directrices LRE v2.0. 4) Le critère B est interprété au travers de la clause b (processus menaçants plausibles dans les 20 ans), sans estimation formalisée du nombre de localités. 5) Le critère A3 repose sur la convergence de la littérature historique plutôt que sur une reconstruction spatiale homogène du périmètre initial.

Commentaires libres LRE

Ce remplissage constitue une proposition technique argumentée pour pré-remplissage de la fiche habitat 111. Il n’équivaut pas à une publication officielle LRE et doit être soumis à relecture experte avant validation finale.

Contribution à la relecture de la fiche et de l'évaluation

La présente fiche habitat est une version de travail destinée à être consolidée dans le cadre de la Typologie des Habitats Naturels de Nouvelle-Calédonie. Elle a vocation à s’enrichir progressivement grâce au croisement des expertises, des observations de terrain, des références bibliographiques et des retours d’usage. Dans cette logique, les contributions extérieures sont bienvenues lorsqu’elles permettent d’améliorer la qualité, la précision ou la complétude du contenu.

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