| Système | Version | Code | Libellé | Type | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| THNC | v1.3 | 111 | Forêt sèche | Exacte | Correspondance interne THNC, niveau 3. |
| THNC | v1.3 | 1111 | Forêt sèche basse altitude | Plus large | Le présent enregistrement N3 englobe ce sous-type N4. |
| GET-IUCN | 2.0 | T1.2 | Tropical subtropical dry forests and thickets | Proche | Bonne correspondance fonctionnelle générale, mais la catégorie GET est plus large et inclut des thickets non strictement équivalents. |
| ANCB | contours stricts 2021 | NA | Cartographie des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie | Proche | Bonne correspondance cartographique opérationnelle, avec niveaux de validation variables selon les polygones. |
| EUNIS / HabRef | a_expertiser | NA | Correspondance non stabilisée | Incertaine | Ne pas forcer une équivalence automatique sans revue experte ; les cadres biogéographiques et la granularité diffèrent. |
| OCMC | v.7.4.2 | OCMC_19 | Forêt sèche bien préservée | Incluse dans | |
| OCMC | v.7.4.2 | OCMC_20 | Forêt sèche dégradée | Incluse dans | |
| OCMC | v.7.4.2 | OCMC_21 | Forêt sèche état moyen | Incluse dans |
| Auteur | Date | Commentaire |
|---|---|---|
| Nicolas Rinck | 15/04/2026 | Création de la première version de la fiche, et de la pré-évaluation LRE.<br /> A soumettre à relecture du GT Typologie pour la structure; Puis soumettre à relecture comité d’experts pour le contenu; Evaluation LRE : soumettre à comité d’experts<br /> 1. Le champ « superficie estimée » reprend la surface des contours stricts 2021 (17 855 ha). Ce chiffre ne doit pas être mélangé avec les estimations historiques (~10 000 ha, 2 %) ni avec la zone de vigilance (31 481 ha).<br /> 2. Les champs « niveau_detectabilite », « resolution_minimale_rs » et « certitude_cartographique » sont des propositions prudentes, cohérentes avec les retours d’ateliers et les métadonnées ANCB, mais à valider avec le collège géomatique.<br /> 3. Les correspondances EUNIS/HabRef ne sont pas suffisamment robustes à ce stade pour être injectées comme équivalences fortes.<br /> 4. Les valeurs culturelles/coutumières sont probablement sous-renseignées ici ; un enrichissement spécifique par entretiens serait préférable. |
Proposition d’évaluation LRE : CR, principalement au titre du critère A3, sur la base d’une réduction historique de distribution très vraisemblablement supérieure au seuil critique depuis ~1750. Le critère B apporte un appui complémentaire : l’EOO actuelle (~12 265,7 km²) atteint le seuil EN pour B1, avec des processus menaçants plausibles et documentés susceptibles d’entretenir un déclin continu dans les 20 prochaines années. En revanche, l’AOO corrigée (60 mailles 10 × 10 km) reste au-dessus du seuil VU pour B2. Les critères C, D et E ne sont pas formellement instruits ici.
La catégorie globale proposée est CR, portée par le critère A3 (réduction historique de la distribution depuis ~1750 > 90 % selon les sources scientifiques convergentes sur la perte de la forêt sèche calédonienne). Le critère B soutient la vulnérabilité actuelle de l’unité, avec une distribution restreinte et très fragmentée, mais ne dépasse pas EN car seul B1 est déclenché et B2 ne l’est pas.
Produire une reconstruction spatiale homogène de la distribution historique initiale ; expliciter et spatialiser les menaces dominantes pour estimer les localités LRE ; instruire formellement les critères C et D (dégradation abiotiques et biotiques) ; réaliser une revue experte collégiale de la définition de l’unité et des hypothèses de collapse ; tester la sensibilité des métriques B à différents placements de grille et scénarios de cartographie.
Évaluation subglobale à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie. L’unité évaluée correspond à la forêt sèche terrestre calédonienne au sens écologique large, rattachée à la fiche THNC 111 « Forêt sèche ». Le calcul spatial actuel repose sur le GeoTIFF fourni par l’utilisateur (distribution actuelle des patchs), couvrant l’ensemble du territoire cartographié en EPSG:3163. Le périmètre historique initial n’est pas cartographié dans ce snippet.
La forêt sèche constitue une unité écologique cohérente et historiquement bien documentée, caractérisée par un cortège floristique indigène spécifique, un environnement abiotique contrasté de basse altitude à saison sèche marquée, et une trajectoire de déclin majeur depuis la période précoloniale. Elle est adaptée à une évaluation LRE à l’échelle THNC niveau 3, avec correspondances possibles vers des sous-types plus fins en niveau 4.
Le critère A est retenu comme critère principal au titre de A3. La littérature scientifique et institutionnelle converge vers une perte historique extrêmement …
Le critère B est retenu à EN via B1. L’EOO actuelle calculée sur le raster fourni est d’environ 12 265,7 km², soit sous le seuil EN (≤ 20 000 km²) mais au-dess…
Dégradation abiotique très plausible, notamment via les incendies récurrents, l’érosion des sols, les effets de bord et la transformation du paysage. À ce stad…
Le critère D est fortement suggéré par la perturbation chronique de la régénération et des interactions biotiques via les herbivores introduits, les cochons, l…
Aucune analyse quantitative de probabilité d’effondrement n’a été identifiée pour la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie. Critère non évalué.
Le critère A est retenu comme critère principal au titre de A3. La littérature scientifique et institutionnelle converge vers une perte historique extrêmement élevée de la forêt sèche calédonienne depuis la période de référence (~1750), généralement estimée à environ 97–98 % de réduction, soit bien au-dessus du seuil CR (≥ 90 %).
| Sous-critère | Catégorie | Variable évaluée | Valeur / résultat | Proportion affectée (%) | Sévérité relative (%) | Type de preuve | Horizon / période | Source | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A3 | CR | Réduction historique de la distribution depuis ~1750 | ~97–98 % de réduction ; ~2–3 % restant | 97 | Déduit | Depuis ~1750 | Bouchet et al. 1995 ; Jaffré et al. 1993 ; synthèses ANCB/CBNNC | Pré-diagnostic robuste sur la base de sources convergentes ; à consolider ultérieurement par une reconstruction spatiale homogène du périmètre historique. |
Le critère B est retenu à EN via B1. L’EOO actuelle calculée sur le raster fourni est d’environ 12 265,7 km², soit sous le seuil EN (≤ 20 000 km²) mais au-dessus du seuil CR. La clause b est retenue : des processus menaçants observés ou inférés (incendies, fragmentation, invasives, herbivorie, pressions d’usage) sont plausibles et susceptibles d’entraîner des déclins continus de l’étendue, de la qualité environnementale ou des interactions biotiques dans les 20 prochaines années. B2 n’est pas déclenché car l’AOO corrigée est de 60 mailles, soit au-dessus du seuil VU (50). B3 n’est pas évalué ici faute d’estimation formalisée des localités au sens LRE.
| Sous-critère | Catégorie | Variable évaluée | Valeur / résultat | Proportion affectée (%) | Sévérité relative (%) | Type de preuve | Horizon / période | Source | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| B1 | EN | EOO actuelle | 12265.70 km² | Observé | État actuel | GeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 + IUCN LRE 2024 | Seuil EN atteint pour B1. Clause b retenue : processus menaçants plausibles et documentés susceptibles de causer des déclins continus dans les 20 prochaines années. | ||
| B2 | LC | AOO corrigée (grille 10 × 10 km) | 60 mailles | Observé | État actuel | GeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 + IUCN LRE 2024 | AOO corrigée au-dessus du seuil VU (50). Test simple de sensibilité au placement de la grille : 55–65 mailles ; interprétation inchangée. |
Dégradation abiotique très plausible, notamment via les incendies récurrents, l’érosion des sols, les effets de bord et la transformation du paysage. À ce stade, le corpus ne fournit pas encore de variable abiotique harmonisée quantifiée sur l’ensemble de l’écosystème permettant d’appliquer les seuils C1-C3 avec rigueur.
| Sous-critère | Catégorie | Variable évaluée | Valeur / résultat | Proportion affectée (%) | Sévérité relative (%) | Type de preuve | Horizon / période | Source | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| C1 | LC | Observé |
Le critère D est fortement suggéré par la perturbation chronique de la régénération et des interactions biotiques via les herbivores introduits, les cochons, les rats, les fourmis et les plantes exotiques envahissantes. La pression des cerfs est explicitement décrite comme l’un des principaux freins à la régénération. Toutefois, les données disponibles ne quantifient pas encore, à l’échelle de tout l’écosystème, l’étendue et la sévérité de cette perturbation au standard LRE.
Aucune analyse quantitative de probabilité d’effondrement n’a été identifiée pour la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie. Critère non évalué.
À partir du GeoTIFF actuel fourni, la superficie cartographiée de forêt sèche est d’environ 243,98 km² (24 398 ha), répartie en 5 073 patches. La zone d’occurrence (EOO) calculée comme enveloppe convexe minimale des occurrences actuelles est d’environ 12 265,7 km². La zone d’occupation (AOO), calculée sur grille standardisée 10 × 10 km avec correction 1 % des petites occurrences selon les lignes directrices LRE v2.0, est de 60 mailles. Un test simple de sensibilité au placement de la grille (décalages de 1 km) donne un intervalle de 55 à 65 mailles, restant au-dessus du seuil VU pour B2. La distribution actuelle demeure très fragmentée et majoritairement localisée sur la côte ouest et le nord de la Grande Terre.
| Année | Indicateur | Valeur | Unité | Type de preuve | Source | Méthode | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | Surface cartographiée actuelle | 243.98 | km² | Observé | GeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 | Somme des pixels occupés (20 m × 20 m ; valeurs 1 = forêt sèche) | Best estimate à partir du raster fourni ; équivaut à 24 398 ha. |
| 2026 | EOO | 12265.70 | km² | Observé | GeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 | Enveloppe convexe minimale (convex hull) des occurrences actuelles | Calcul réalisé en EPSG:3163 à partir des patches actuels. |
| 2026 | AOO corrigée | 60 | mailles 10x10 km | Observé | GeoTIFF utilisateur FS_Geotiff_ExportEval2026 | Grille 10 × 10 km avec correction de 1 % des plus petites cellules selon IUCN LRE v2.0 | Test simple de sensibilité au placement de grille : 55–65 mailles. |
Le critère B repose ici sur une seule carte actuelle. Les métriques EOO et AOO sont calculées directement sur le raster fourni, sans reconstruction spatiale de la distribution historique. Le nombre de localités au sens des menaces dominantes n’est pas estimé dans ce snippet. L’AOO dépend du placement de la grille 10 × 10 km, mais les tests simples de sensibilité réalisés ne changent pas l’interprétation générale (B2 non déclenché).
Formation forestière sclérophylle à fort endémisme, dominée par des arbres et arbustes adaptés au stress hydrique saisonnier. Le biote indigène caractéristique comprend notamment des espèces ligneuses de forêt sèche calédonienne (ex. espèces des genres Acropogon, Pittosporum, Diospyros, Premna, Planchonella, Terminalia, etc., selon les sites), ainsi qu’un sous-bois aujourd’hui souvent appauvri ou perturbé. La valeur écologique de l’unité tient autant à son cortège floristique qu’à la persistance de fragments fonctionnels capables de régénération.
Milieux terrestres de basse altitude à moyenne basse altitude, principalement sur la côte ouest et le nord de la Grande Terre, dans des contextes climatiques à saison sèche marquée, faibles précipitations relatives et forte évapotranspiration. Substrats variés selon les secteurs, mais expression écologique liée à des conditions plus sèches que celles des forêts humides voisines. Les sols sont généralement bien drainés ; l’hydromorphie n’est pas structurante.
Persistance d’une canopée sclérophylle discontinue à fermée, régénération ligneuse dépendante d’intervalles de perturbation compatibles avec la survie des espèces indigènes, maintien de la litière, limitation des incendies répétés, limitation de l’herbivorie et du piétinement par ongulés introduits, limitation des espèces exotiques envahissantes. La fragmentation réduit les flux biologiques, augmente les effets de bord et fragilise les interactions biotiques nécessaires au maintien du système.
État de référence : forêt sèche indigène structurellement fonctionnelle, dominée par des ligneux autochtones, avec régénération effective, faible emprise d’exotiques envahissantes, régime de feu non destructeur et connectivité suffisante entre fragments. Cet état implique une expression complète du cortège indigène et des processus de renouvellement du couvert.
Effondrement au sens LRE : disparition de l’expression fonctionnelle de la forêt sèche en tant qu’écosystème indigène, par perte quasi complète du couvert et/ou remplacement durable par des formations anthropisées, friches exotiques, savanes dégradées ou mosaïques ne maintenant plus les caractéristiques abiotiques-biotiques et les interactions propres à la forêt sèche calédonienne.
Réduction de surface des fragments, multiplication des très petits patchs, augmentation des effets de bord, baisse de la régénération indigène, progression des espèces exotiques envahissantes, augmentation de l’ouverture du couvert, récurrence des incendies, herbivorie et piétinement, simplification du cortège floristique et perte de connectivité fonctionnelle.
Très forte fragmentation, faible superficie totale résiduelle, concentration en basse altitude dans des zones soumises à de fortes pressions anthropiques, sensibilité aux incendies répétés, vulnérabilité aux invasives et aux ongulés introduits, dépendance à des fragments parfois très petits, hétérogénéité des régimes de protection et forte exposition aux effets de bord.
Absence d’une spatialisation historique homogène du périmètre initial ; nombre de localités non calculé au sens des menaces dominantes ; critères C et D non instruits quantitativement ; dépendance de certaines conclusions au périmètre écologique exact retenu pour l’unité « forêt sèche » ; absence ici de revue collégiale formelle.
Séries temporelles homogènes de cartographie, reconstruction spatiale historique, protocole partagé pour la définition des localités LRE, indicateurs quantifiés de dégradation abiotiques et biotiques, hiérarchisation spatialisée des menaces dominantes, validation experte collégiale de l’état de référence et de l’effondrement.
À consolider dans le cadre du groupe de travail THNC/LRE animé par le CBNNC, avec mobilisation des experts flore/habitats, cartographie, gestionnaires et partenaires scientifiques.
Pré-remplissage technique CBNNC; calculs spatiaux réalisés à partir d'un GeoTIFF basé sur un export couche ANCB 2023 et synthèse des sources scientifiques/techniques disponibles.
À compléter après relecture experte collégiale (CBNNC / partenaires / GT habitats / GT LRE).
Le GeoTIFF utilisé représente la distribution actuelle cartographiable de la forêt sèche pour l’unité THNC 111. 2) L’EOO est calculée comme enveloppe convexe minimale de toutes les occurrences actuelles. 3) L’AOO est calculée sur grille standardisée 10 × 10 km avec correction 1 % des plus petites cellules, conformément aux lignes directrices LRE v2.0. 4) Le critère B est interprété au travers de la clause b (processus menaçants plausibles dans les 20 ans), sans estimation formalisée du nombre de localités. 5) Le critère A3 repose sur la convergence de la littérature historique plutôt que sur une reconstruction spatiale homogène du périmètre initial.
Ce remplissage constitue une proposition technique argumentée pour pré-remplissage de la fiche habitat 111. Il n’équivaut pas à une publication officielle LRE et doit être soumis à relecture experte avant validation finale.
La présente fiche habitat est une version de travail destinée à être consolidée dans le cadre de la Typologie des Habitats Naturels de Nouvelle-Calédonie. Elle a vocation à s’enrichir progressivement grâce au croisement des expertises, des observations de terrain, des références bibliographiques et des retours d’usage. Dans cette logique, les contributions extérieures sont bienvenues lorsqu’elles permettent d’améliorer la qualité, la précision ou la complétude du contenu.
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