Typologie des Habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC)

[ Document de travail - version préliminaire non stabilisée ] - v 1.4 du 18/07/2026

Cette arborescence présente une proposition de travail en cours pour structurer une typologie des milieux naturels de Nouvelle-Calédonie. Elle ne constitue pas une version stabilisée ni validée définitivement. Son contenu reste évolutif : certaines classes, leurs intitulés, leur position hiérarchique ou leurs critères de définition pourront encore être discutés, ajustés, fusionnés ou précisés.

La démarche engagée est volontairement ouverte et partenariale. Elle associe progressivement experts, gestionnaires, institutions, acteurs techniques et usagers des données, avec plusieurs phases de consolidation et des étapes de validation à venir, notamment avec l’implication du Conseil scientifique du CBNNC. L’objectif n’est pas de prétendre produire immédiatement une typologie qui satisferait parfaitement toutes les catégories d’acteurs, ce qui est irréaliste. Il s’agit plutôt de construire un cadre commun suffisamment robuste pour améliorer rapidement la lisibilité, la compatibilité et l’usage des données, tout en préparant un travail de fond beaucoup plus exigeant.

Ce chantier est considérable : il doit répondre à des besoins opérationnels à court terme, tout en visant, à moyen et long terme, un référentiel réellement sourcé, documenté et contrôlé sur le terrain, ce qui suppose du temps, des arbitrages méthodologiques et des moyens importants.

Rinck, N. , avec les contributions de Ducouret, É., Aussel, H., Fourdrain, Fluxa, M., A., Lacoste, M.,  (2026). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.4. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie. https://doi.org/10.5281/zenodo.21440011

Journal des contributions détaillées : voir en bas de page :  « Journal des évolutions » >> Auteurs et contributeurs.

Synthèses des évolutions depuis la v1.3 : voir « Journal des version« 

Arborescence THNC

Notes Méthodologiques

THNC : note méthodologique générale

Logique d’ensemble, règles de classement et références

1. Objet de la note

La Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC) vise à fournir un langage commun pour décrire, comparer, cartographier et suivre les milieux du territoire. Elle doit être utilisable par des métiers différents — écologie, botanique, gestion d’espaces, aménagement, géomatique, études d’impact, restauration et évaluation des écosystèmes — sans réduire tous ces usages à une seule légende cartographique.

La V1.4 organise 444 nœuds en sept branches numériques. Les branches 1 à 6 décrivent des domaines écologiques ou des occupations dont l’identité actuelle est déterminée par les processus naturels ou les usages. La branche 7 est un registre auxiliaire de représentation cartographique : elle conserve seulement trois combinaisons récurrentes documentées et ne constitue pas un domaine écologique supplémentaire.

La présente note explicite :

    • la logique générale retenue ;
    • le rôle des niveaux 1 à 4 ;
    • les règles d’affectation entre branches ;
    • la séparation entre type, état, pression, origine et trajectoire ;
    • le traitement de la cartographie, des mosaïques et des correspondances avec d’autres référentiels ;
    • les limites de maturité de la version.

2. Origine des choix

La structure résulte d’un diagnostic partagé conduit avec des experts écologues, gestionnaires, aménageurs et géomaticiens en 2025. Les ateliers ont convergé sur plusieurs besoins : une hiérarchie à plusieurs niveaux, des définitions explicites, la distinction entre typologie et cartographie, une finesse adaptée aux usages, la conservation des informations abiotiques et floristiques, et une gouvernance permettant la mise à jour continue du référentiel (CBNNC, 2025a, 2025b, 2025c, 2025d).

Les travaux préparatoires ont confronté la THNC aux référentiels et sources déjà utilisés en Nouvelle-Calédonie — cartographies provinciales, MOS, travaux sur les forêts, maquis, mangroves et zones humides — ainsi qu’aux cadres nationaux et internationaux, notamment HABREF, EUNIS, CarHab, la classification Ramsar, la Typologie globale des écosystèmes de l’UICN et les lignes directrices de la Liste rouge des écosystèmes (Bland et al., 2017 ; Keith et al., 2020, 2022 ; IUCN, 2025).

La logique retenue n’est donc ni la reproduction d’une nomenclature existante, ni une transposition directe d’un standard extérieur. Elle cherche à conserver les objets écologiques et les usages calédoniens tout en documentant leurs correspondances.

3. Typologie et cartographie : deux objets liés mais distincts

Une typologie définit des unités, leurs critères et leurs relations. Une carte représente ces unités à une date donnée, avec une résolution, une unité minimale de collecte, une méthode et un niveau de confiance. Une même unité THNC peut être écologiquement pertinente sans être identifiable partout par télédétection. À l’inverse, une classe d’occupation du sol peut agréger plusieurs habitats THNC parce qu’ils présentent une signature similaire ou ne sont pas séparables à l’échelle de production.

La règle retenue est : définir écologiquement, puis qualifier la cartographiabilité. Les agrégations nécessaires à un produit spatial doivent être explicites, réversibles et accompagnées des composants connus.

Cette distinction est cohérente avec le retour d’expérience des ateliers, le MOS de l’ŒIL et autres cartographies issues de télédétection et les approches CarHab : une donnée satellitaire ou une couche d’occupation du sol ne suffit pas, à elle seule, à définir une typologie d’habitats (ŒIL & Albouy, 2015 ; CBNNC, 2025d).

4. Règle générale d’affectation

Lorsqu’une occurrence pourrait relever de plusieurs branches, l’affectation principale suit l’ordre de priorité suivant :

> influence côtière ou haline déterminante → hydrologie continentale déterminante → usage ou artificialité déterminante → physionomie et identité écologique dominante.

Cette règle doit être appliquée au facteur qui structure effectivement le fonctionnement de l’unité, et non à la simple présence d’un indice secondaire.

  1. Une influence marine, intertidale, saline, saumâtre, liée aux embruns ou à une géomorphologie littorale active conduit vers la branche 5 lorsqu’elle est diagnostique.
  2. Un écoulement, une saturation, une inondation récurrente, une hydropériode ou une dépendance riveraine déterminante conduit vers la branche 4.
  3. Un usage, un ouvrage, une extraction, une culture, un remaniement ou une gestion active qui détermine l’identité actuelle conduit vers la branche 6, sauf lorsque le fonctionnement aquatique ou halin justifie les classes 45 ou 56.
  4. Dans les autres cas, l’identité physionomique et écologique dominante conduit vers les forêts, maquis ou formations ouvertes terrestres.

L’ordre de priorité rend l’affectation plus reproductible, mais il ne dispense pas de seuils propres à chaque branche. La proximité de la côte ne suffit pas à rendre un milieu littoral ; une humidité occasionnelle ne suffit pas à créer une zone humide ; une origine anthropique ancienne ne suffit pas à classer une végétation autonome en branche 6.

5. Rôle des quatre niveaux

BrancheFacteur d’entrée principalLogique générale
1 — ForêtsFonctionnement forestier sur sols non durablement hydromorphes et hors influence marine déterminanteGradients sec–humide–montagnard, filtres édaphiques et dominances structurantes à démontrer
2 — MaquisPhysionomie sclérophylle calédonienne et structure ligno-herbacée, arbustive ou paraforestièrePhysionomie au N2, substrat et altitude au N3, contexte fin ou dominance au N4
3 — Formations herbacées, savanes, fourrés et ouvertsIdentité ouverte continentale non hygrophile, non littorale et non déterminée par un usage actifPelouses, savanes, stades pionniers, surfaces minérales naturelles et fourrés non-maquis
4 — Milieux aquatiques et humides continentauxEau libre, écoulement, saturation, inondation ou dépendance riveraineSéparation entre objets lotiques, lentiques, végétations humides, boisements humides et systèmes artificiels
5 — Milieux côtiers et halins terrestresMarée, salinité, embruns et dynamique littoraleMangroves, tannes, estuaires, plages-dunes, rivages rocheux et systèmes halins artificiels
6 — Milieux anthropisés et artificialisésUsage ou remaniement déterminant l’identité actuelleBâti, infrastructures, agriculture, mines, sols remaniés et végétations rudérales
7 — Mosaïques et complexes documentésNon-séparabilité cartographique de composants connusRegistre auxiliaire limité aux combinaisons récurrentes documentées

La hiérarchie est volontairement asymétrique. Appliquer le même critère au même rang dans toutes les branches produirait des regroupements artificiels. L’hydrologie est prioritaire dans les cours d’eau et marais ; la salinité dans les mangroves et tannes ; l’usage dans les systèmes agricoles ou miniers ; la physionomie et les filtres édaphiques ou bioclimatiques dans les forêts et maquis. La cohérence est assurée par une grammaire commune et des règles publiées, non par une symétrie mécanique.

Les niveaux 3 et 4 de la V1.4-e2 sont des unités-cadres. Ils organisent le travail et les futures fiches, mais leur présence dans l’arbre ne signifie pas qu’ils ont tous reçu le même niveau de validation scientifique ou cartographique.

6. Les sept branches

BrancheFacteur d’entrée principalLogique générale
1 — ForêtsFonctionnement forestier sur sols non durablement hydromorphes et hors influence marine déterminanteGradients sec–humide–montagnard, filtres édaphiques et dominances structurantes à démontrer
2 — MaquisPhysionomie sclérophylle calédonienne et structure ligno-herbacée, arbustive ou paraforestièrePhysionomie au N2, substrat et altitude au N3, contexte fin ou dominance au N4
3 — Formations herbacées, savanes, fourrés et ouvertsIdentité ouverte continentale non hygrophile, non littorale et non déterminée par un usage actifPelouses, savanes, stades pionniers, surfaces minérales naturelles et fourrés non-maquis
4 — Milieux aquatiques et humides continentauxEau libre, écoulement, saturation, inondation ou dépendance riveraineSéparation entre objets lotiques, lentiques, végétations humides, boisements humides et systèmes artificiels
5 — Milieux côtiers et halins terrestresMarée, salinité, embruns et dynamique littoraleMangroves, tannes, estuaires, plages-dunes, rivages rocheux et systèmes halins artificiels
6 — Milieux anthropisés et artificialisésUsage ou remaniement déterminant l’identité actuelleBâti, infrastructures, agriculture, mines, sols remaniés et végétations rudérales
7 — Mosaïques et complexes documentésNon-séparabilité cartographique de composants connusRegistre auxiliaire limité aux combinaisons récurrentes documentées

7. Type, état, pression, origine et trajectoire

Le code THNC décrit l’identité écologique ou fonctionnelle actuelle. Il ne doit pas absorber automatiquement :

    • l’état de conservation ou le degré de dégradation ;
    • les pressions, par exemple incendie, pâturage, extraction ou espèces envahissantes ;
    • l’origine naturelle, secondaire ou artificielle ;
    • la trajectoire observée ou recherchée ;
    • une action de restauration ;
    • l’incertitude d’identification.

Ces dimensions sont nécessaires à la gestion, mais elles varient dans le temps et selon le protocole. Elles doivent donc être stockées dans des attributs séparés, datés et versionnés. Une forêt brûlée reste classée selon son type actuel si celui-ci est encore identifiable ; un site « en restauration » est classé selon son couvert et son fonctionnement actuels, avec une trajectoire ou une intervention renseignée ; une ancienne parcelle agricole devenue savane autonome peut relever de la branche 3 tout en conservant son origine.

8. Exhaustivité, exclusivité et transitions

La THNC vise une classe principale unique pour une occurrence, à une date et une résolution données. Cette exclusivité est une règle de données, non l’affirmation que les limites écologiques sont toujours nettes. Les gradients, écotones et imbrications existent.

Trois réponses sont possibles :

  • classer selon le facteur déterminant lorsque l’unité possède une identité principale ;
  • conserver des relations spatiales ou fonctionnelles entre unités voisines ;
  • utiliser la branche 7 lorsque des composants connus ne peuvent pas être séparés dans un produit cartographique précis.

L’incertitude ne doit pas être confondue avec une mosaïque réelle. Une identification incertaine reçoit un champ de confiance ; elle ne reçoit pas automatiquement un code 7.

9. Interopérabilité

Les correspondances avec les autres référentiels seront versionnées et non limitées à l’équivalence. Les relations envisagées sont : `EQ`, `PLUS_ETROIT`, `PLUS_LARGE`, `CHEVAUCHEMENT`, `ASSOCIÉ`, `AUCUN` et `NON_EVALUE`.

Chaque relation précise : la version des deux systèmes, le sens de la relation, la justification, la source, l’auteur, la date et la confiance. Cette méthode est adaptée aux différences de nature entre la THNC, les MOS, Ramsar, EUNIS, HABREF et la Typologie globale des écosystèmes de l’UICN GET 2.0. Les niveaux THNC ne sont pas homologues aux niveaux GET ; ils doivent être reliés par des crosswalks (mise en correspondance), non transposés rang pour rang (Keith et al., 2020 ; IUCN, 2025).

11. Limites de la V1.4

Les principales incertitudes portent sur :

  • les seuils entre forêts et maquis paraforestiers ou préforestier; 
  • la place des forêts à dominance structurante et des complexes sommitaux ;
  • la maturité des classes non ultramafiques et de plusieurs unités insulaires ;
  • la séparation entre eau libre, frange amphibie autonome et corridor riverain ;
  • la frontière entre savane semi-naturelle, pâturage actif et friche rudérale ;
  • les critères quantitatifs de littoralité et d’hydromorphie ;
  • la cartographiabilité des niveaux 3 et 4 ;
  • l’actualisation taxonomique et la couverture inégale des données historiques. (Ex. Jaffre 2003 qui ne couvre que les typologies de maquis du grand sud..)

Ces limites justifient l’affichage des statuts, la publication de notes de branche, la production de fiches d’habitats et la validation progressive par des groupes de travail et le conseil scientifique.

12. Références

Bland, L. M., Keith, D. A., Miller, R. M., Murray, N. J., & Rodríguez, J. P. (2017). *Guidelines for the application of IUCN Red List of Ecosystems Categories and Criteria, Version 1.1*. IUCN.

CBNNC. (2025a). *Compte rendu de l’atelier 1 « Experts écologues » du diagnostic partagé pour l’harmonisation des typologies des milieux naturels en Nouvelle-Calédonie, 3 juin 2025*.

CBNNC. (2025b). *Compte rendu de l’atelier 2 « Gestionnaires et aménageurs » du diagnostic partagé, 4 juin 2025*.

CBNNC. (2025c). *Compte rendu de l’atelier 3 « Géomatique » du diagnostic partagé, 12 juin 2025*.

CBNNC. (2025d). *Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie : diagnostic partagé et perspectives. Réunions des 21 août et 20 octobre 2025*, version 1.1.

Ramsar Classification System for Wetland Type

DINUM & ŒIL. (2014). Occupation du sol 2014 de la Nouvelle-Calédonie.

EUNIS. (2021–2022). habitat classification and crosswalks. DOI : 10.2909/bfe4c237-e378-4a83-ab21-b3807f96c2e2.

IUCN. (2025). *Standards, methods and guidelines for cross-referencing ecosystem classifications and maps to the IUCN Global Ecosystem Typology, Version 1.0*. DOI : 10.2305/CPPC6126.

Keith, D. A., Ferrer-Paris, J. R., Nicholson, E., & Kingsford, R. T. (dir.). (2020). The IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. IUCN. DOI : 10.2305/IUCN.CH.2020.13.en.

Keith, D. A., et al. (2022). A function-based typology for Earth’s ecosystems. *Nature, 610*, 513–518. DOI : 10.1038/s41586-022-05318-4.

ŒIL & Albouy, F. (2015). Production de données d’occupation du sol sur la province Sud : dossier de consultation pour le suivi du MOS 2014.

PatriNat. (s. d.). HABREF v.7.0 — Référentiel national des habitats et des typologies d’habitats.

 1. Périmètre et principe de classement

La branche 1 regroupe les formations à couvert arboré et fonctionnement forestier dont l’identité n’est pas d’abord déterminée par la marée, la salinité, une hydromorphie durable, une inondation récurrente ou un usage productif actuel. Elle conserve une entrée lisible par la physionomie forestière, puis distingue les grands gradients bioclimatiques et édaphiques qui structurent les forêts calédoniennes.

Sont exclus de la branche : les mangroves et boisements sous déterminisme halin, classés en 5 ; les forêts marécageuses, ripisylves et boisements hydrologiquement dépendants, classés en 44 ; les plantations forestières de production, classées en 634 ; les fourrés ou recrûs ne répondant pas encore à la définition forestière, classés en 35 ou 66 selon leur autonomie et leur contexte.

Le choix méthodologique est de ne pas appliquer un seul axe à toute la branche. Les forêts sèches sont définies d’abord par le gradient xérique et la structure sclérophylle ; les forêts humides de basse et moyenne altitude par le bioclimat et le fonctionnement sempervirent ; les forêts montagnardes par l’altitude, l’orographie et les nuages ; les forêts calcicoles par un filtre édaphique et biogéographique fortement structurant ; les dominances particulières ne sont retenues que lorsqu’elles sont susceptibles de désigner une identité reproductible (Jaffré et al., 1993 ; Jaffré & Veillon, 1990, 1995 ; Morat et al., 2001 ; Nasi et al., 2002).

2. Logique du niveau 2

11 — Forêts sèches et mésophiles de transition

Cette classe réunit les forêts sclérophylles sèches strictes et les ensembles mésophiles qui assurent la transition vers les forêts humides. L’unité de niveau 2 conserve un continuum écologique réel, mais le niveau 3 sépare explicitement les forêts sèches strictes (`111`) des forêts mésophiles (`112`). Cette option évite de figer au niveau supérieur des seuils bioclimatiques encore variables selon les sources et les secteurs.

Les forêts sèches calédoniennes présentent une identité floristique, structurale et conservatoire forte ; leur régression et leur fragmentation sont largement documentées (Jaffré et al., 1993 ; Bouchet et al., 1995 ; SEVE, 2023). Les forêts mésophiles restent moins stabilisées comme catégorie territoriale ; elles sont maintenues comme transition fonctionnelle à préciser.

12 — Forêts humides sempervirentes de basse et moyenne altitude

Le niveau 2 regroupe les forêts humides de sols drainés ou non durablement hydromorphes. Les distinctions de niveau 3 portent principalement sur les grands ensembles de substrats : volcano-sédimentaires et métamorphiques (`121`), péridotites et serpentinites (`122`), gabbros, granodiorites et contextes associés (`123`). Ce choix reflète l’influence majeure des filtres édaphiques sur la composition et la structure des forêts calédoniennes, tout en conservant une lecture commune à l’échelle territoriale (Jaffré & Veillon, 1990, 1995 ; Birnbaum et al., 2023).

13 — Forêts montagnardes, pluviales d’altitude et forêts de nuage

Cette classe individualise des forêts dont l’identité dépend de l’altitude, du climat montagnard, de l’exposition orographique, de la fréquence des nuages et de structures particulières. Elle ne repose pas sur un seuil altitudinal unique. Les niveaux 3 distinguent forêts pluviales montagnardes, forêts de nuage et forêts sommitales isolées ; les niveaux 4 précisent les étages, expositions ou substrats lorsque ces facteurs sont suffisamment documentés (Nasi et al., 2002).

14 — Forêts calcicoles non hydromorphes

Le maintien d’un bloc calcicole au niveau 2 est une exception justifiée par la singularité floristique, biogéographique et géomorphologique des substrats calcaires de Nouvelle-Calédonie. Les niveaux 3 sont organisés par grands ensembles territoriaux — Îles Loyauté, Île des Pins, Grande Terre — car les contextes insulaires, les plateaux madréporiques et les assemblages végétaux ne sont pas interchangeables (Morat et al., 2001).

L’adjectif « non hydromorphe » rappelle que les dépressions karstiques durablement inondées ou saturées relèvent de la branche 4, et que la proximité de la mer ne suffit pas à classer une forêt en branche 5 tant que les processus marins ne sont pas déterminants.

15 — Forêts à identité ou dominance structurante particulière

La classe 15 est maintenue à titre provisoire pour des forêts où la dominance d’Arillastrum, d’Araucaria ou d’Agathis pourrait traduire une identité écologique reproductible. La simple présence ou dominance locale d’une espèce ne suffit pas. Une unité doit être appuyée par un assemblage, un environnement abiotique, une structure et des processus différenciés.

Les forêts à Arillastrum gummiferum disposent d’éléments scientifiques et cartographiques qui justifient leur examen comme unité particulière, mais le rang hiérarchique définitif reste à arbitrer (Demenois et al., 2017 ; Birnbaum, 2024). Les autres dominances candidates doivent être instruites avec prudence.

3. Logique du niveau 3

Le niveau 3 utilise le facteur le plus stable pour subdiviser chaque grand ensemble :

– identité sèche ou mésophile sous 11 ;
– grands contextes géologiques et édaphiques sous 12 ;
– fonctionnement montagnard, nuageux ou sommital sous 13 ;
– grands ensembles biogéographiques calcicoles sous 14 ;
– dominance structurante candidate sous 15.

Cette organisation évite de placer simultanément altitude, substrat, topographie et espèce dominante au même rang. Elle accepte néanmoins une asymétrie entre sous-branches lorsque les processus écologiques le justifient.

4. Logique du niveau 4

Le niveau 4 précise les unités par :

– nature du substrat ou des sols pour les forêts sèches ;
– altitude relative, position de vallon ou de versant pour les forêts humides ;
– étage montagnard, exposition et influence orographique ;
– forme karstique ou position topographique pour les calcicoles ;
– position de plateau, versant ou vallon pour les dominances particulières.

Ces unités sont des cadres de travail. Elles doivent être accompagnées de critères d’inclusion et d’exclusion, d’une description structurale, d’un biote caractéristique, d’un contexte abiotique, d’une distribution et d’un niveau de confiance. Plusieurs libellés — notamment les formations sèches affines sur colluvions ultramafiques, les interfaces sec–humide et les autres dominances localisées — restent à revoir.

5. Règles de décision et cas limites

– Une forêt « humide » au sens bioclimatique reste en branche 1 si son sol n’est pas durablement saturé.
– Une formation arborée dépendante d’une nappe, d’une inondation ou d’un cours d’eau relève de 44, même si sa physionomie est forestière.
– Une forêt proche du littoral reste en branche 1 si les embruns, la salinité ou la mobilité sédimentaire ne structurent pas son identité.
– Une plantation de production relève de 634, même si elle forme une canopée fermée.
– Un maquis paraforestier ou un jeune recrû ne devient forêt que lorsque la structure et le fonctionnement forestiers sont établis ; la trajectoire supposée ne suffit pas.
– Une dominance d’espèce ne justifie un code 15 que si elle est diagnostique à l’échelle de l’unité et documentée par plusieurs sources ou relevés.

6. Interopérabilité

La branche 1 correspond principalement au biome forestier terrestre de la Typologie globale des écosystèmes, mais les classes THNC ne sont pas équivalentes aux groupes fonctionnels GET. Les forêts sèches, humides, montagnardes et calcicoles peuvent relever de relations `PLUS_ETROIT`, `PLUS_LARGE` ou `CHEVAUCHEMENT` selon le niveau analysé. Les niveaux 3 et 4 sont plus adaptés que les niveaux supérieurs pour préparer des unités candidates à la Liste rouge des écosystèmes (Keith et al., 2020 ; Bland et al., 2017).

Les correspondances avec les cartes historiques, les couches provinciales et ARTENSIS doivent conserver le code source, la version, la règle de conversion et la confiance. Les unités hydrologiquement dépendantes ne doivent pas être recodées automatiquement vers la branche 1 sur la seule base d’une strate arborée.

7. Points à consolider

– définir des seuils structuraux entre forêt, maquis paraforestier, fourré et savane arborée ;
– préciser le gradient sec–mésophile et la position des interfaces ;
– valider la portée territoriale des variantes édaphiques ;
– arbitrer le rang des dominances à Arillastrum, Araucaria et Agathis ;
– documenter les forêts calcicoles de chaque ensemble insulaire ;
– produire des fiches et des jeux de données de référence pour les niveaux 3 et 4.

9. Références

Birnbaum, P., Girardi, J., Justeau-Allaire, D., Ibanez, T., Hequet, V., Eltabet, N.& Prior, J. (2024). Forest Map of New Caledonia (Version 2024) [Dataset]. Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.12731044

Birnbaum, P., Ibanez, T., Blanchard, G., Justeau-Allaire, D., Hequet, V., Eltabet, N., … Bruy, D. (2023). Forest and tree species distribution on the ultramafic substrates of New Caledonia. Botany Letters, 170(3), 412–424. https://doi.org/10.1080/23818107.2023.2181216 

Bouchet, P., Jaffré, T., & Veillon, J.-M. (1995). Plant extinction in New Caledonia: protection of sclerophyll forests urgently needed. *Biodiversity and Conservation, 4*, 415–428.

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

Demenois J, Ibanez T, Read J, Carriconde F. (2017) Comparison of two monodominant species in New Caledonia: floristic diversity and ecological strategies of Arillastrum gummiferum (Myrtaceae) and Nothofagus aequilateralis (Nothofagaceae) rainforests. Australian Journal of Botany 65, 11–21. https://doi.org/10.1071/BT16125

Jaffré, T., Morat, P., & Veillon, J.-M. (1993). Étude floristique et phytogéographique de la forêt sclérophylle de Nouvelle-Calédonie. *Adansonia, 15*, 107–147.

Jaffré, T., & Veillon, J.-M. (1990). Étude floristique et structurale de deux forêts denses humides sur roches ultrabasiques en Nouvelle-Calédonie. Adansonia, 12, 243–273.

Jaffré, T., & Veillon, J.-M. (1995). Structural and floristic characteristics of a rain forest on schist in New Caledonia. Adansonia, 17, 201–226.

Morat, P., Jaffré, T., & Veillon, J.-M. (2001). The flora of New Caledonia’s calcareous substrates. Adansonia, 23(1), 109–127.

Nasi, R., Jaffré, T., & Sarrailh, J.-M. (2002). Les forêts de montagne de la Nouvelle-Calédonie. *Bois et Forêts des Tropiques, 274*(4), 5–18. DOI : 10.19182/BFT2002.274.A20125.

SEVE. (2023). Bilan, analyse critique et prospective de la stratégie de conservation des forêts sèches en Nouvelle-Calédonie.

1. Périmètre et justification du terme

Le terme « maquis » possède en Nouvelle-Calédonie un contenu écologique, historique et opérationnel précis. Il désigne des formations sclérophylles, généralement basses à paraforestières, souvent riches en espèces endémiques et fortement structurées par les substrats et les sols. Le terme est utilisé par la recherche, les gestionnaires, les acteurs miniers et les cartographies locales ; le remplacer par un terme générique de fourré ferait perdre une distinction calédonienne utile (Jaffré, 1980 ; Jaffré et al., 1994, 2009).

La branche exclut les maquis dont l’hydromorphie permanente ou structurante impose un fonctionnement de zone humide, classés en 43 ; les formations halophiles ou sous influence marine déterminante, classées en 5 ; les savanes et fourrés secondaires non-maquis, classés en 3 ; les végétations rudérales de terrains artificialisés, classées en 66.

2. Principe hiérarchique

La hiérarchie suit trois axes successifs :

– niveau 2 : physionomie et fonctionnement — ligno-herbacé, arbustif, paraforestier, puis complexes sommitaux ;
– niveau 3 : grands filtres édaphiques, géologiques, altitudinaux ou dominances candidates ;
– niveau 4 : topographie, type de sol, exposition, structure fine ou dominance lorsque ces distinctions sont documentées.

Cette organisation évite deux extrêmes : une typologie purement floristique, difficile à appliquer hors relevés experts, et une typologie purement télédétectable, insuffisante pour décrire la diversité écologique et les trajectoires (CBNNC, 2025a–d).

3. Logique du niveau 2

21 — Maquis ligno-herbacés

La composante herbacée, souvent cypéracéenne, participe de manière structurante au couvert avec une strate ligneuse basse. Cette physionomie est décrite de longue date dans les travaux sur les terrains ultramafiques et constitue un ensemble reproductible à l’échelle opérationnelle (Jaffré, 1980, 1990 ; Jaffré et al., 2003, 2009).

22 — Maquis arbustifs

Les maquis arbustifs sont dominés par une strate ligneuse, de très ouverte à dense, sans structure paraforestière. Le regroupement au niveau 2 évite de multiplier prématurément les classes par type de sol ou dominance. Les distinctions entre cuirasses, gravillons, serpentinites, gabbros et assemblages dominants sont reportées aux niveaux inférieurs.

23 — Maquis paraforestiers

Le terme désigne d’abord une structure haute ou dense proche du fonctionnement forestier, sans préjuger d’une trajectoire automatique vers la forêt. Les travaux du Grand Sud et de la Tontouta individualisent des formes paraforestières à Gymnostoma, Arillastrum ou liées à des positions de talweg et de colluvion (Jaffré, 1990 ; Jaffré et al., 2003 ; Maillard, 2010).

La catégorie reste plus hétérogène que 21 et 22. « Paraforestier » doit être défini par la structure actuelle ; « préforestier », « progressif » ou « bloqué » relève d’un attribut de trajectoire.

24 — Complexes écologiques sommitaux et maquis d’altitude

La classe 24 croise plusieurs physionomies, mais elle est maintenue provisoirement pour regrouper des systèmes où altitude, exposition, froid, vent, nuages et microtopographie produisent des complexes difficiles à réduire à un seul maquis ligno-herbacé, arbustif ou paraforestier. Son statut doit être confirmé : classe exclusive, module transversal ou déclinaison sous les autres physionomies.

4. Logique du niveau 3

Sous 21 à 23, le niveau 3 distingue principalement :

– sols ferrallitiques bien drainés, cuirasses et gravillons ;
– gabbros et granodiorites ;
– serpentinites et sols hypermagnésiens ;
– altitude et sommets ;
– assemblages ou dominances diagnostiques candidates.

Les substrats ultramafiques constituent le noyau le mieux documenté. Ils imposent des contraintes nutritives et métalliques fortes qui structurent la flore et l’endémisme (Jaffré, 1980, 1993 ; Jaffré et al., 2009). La distinction des gabbros est maintenue surtout parce qu’elle est récurrente dans les typologies et cartographies opérationnelles ; elle ne doit pas être interprétée comme un biome autonome. Les unités non ultramafiques sont conservées avec prudence, car leur documentation est plus inégale.

Sous 24, le niveau 3 distingue substrats ultramafiques, non ultramafiques et complexes microtopographiques. Ces catégories restent à consolider par massif.

5. Logique du niveau 4

Le niveau 4 précise les positions de cuirasse, plateau, crête, pente, piémont, éboulis, affleurement ou interface. Il peut aussi identifier une dominance lorsque celle-ci est répétée, structurante et appuyée par des données.

Les dominances à Gymnostoma deplancheanum, Tristaniopsis, Metrosideros, Grevillea, Arillastrum ou Araucaria rulei doivent être interprétées comme des candidats. Une espèce patrimoniale ou un individu dominant ne suffit pas à créer un habitat. Il faut démontrer un assemblage, un environnement et un fonctionnement reproductibles.

6. Hydromorphie, feu et trajectoires

Une hydromorphie temporaire ou secondaire peut rester un attribut d’un maquis si elle ne détermine pas le fonctionnement principal. Une saturation permanente, un marais ou une végétation amphibie relève de la branche 4. Cette règle doit être appliquée avec des critères d’hydropériode observables.

Le feu, la dégradation et la succession sont des dimensions majeures de l’écologie des maquis, mais ne doivent pas être transformées automatiquement en types. Un même type peut présenter plusieurs états post-incendie et plusieurs degrés d’ouverture ; les travaux sur les maquis ultramafiques montrent que des faciès structuraux peuvent représenter des stades de succession plutôt que des unités floristiques distinctes (Jaffré et al., 1998 ; McCoy et al., 1999 ; Enright et al., 2001).

7. Règles de décision et cas limites

– La composante herbacée structurante conduit vers 21 ; une strate arbustive dominante sans structure paraforestière vers 22 ; une structure haute et fermée proche de la forêt vers 23.
– Un maquis très ouvert ne devient pas automatiquement une surface minérale 34 : la continuité de la végétation, le fonctionnement et l’assemblage doivent être examinés.
– Une savane à matrice graminéenne et fonctionnement savanicole relève de 32, même si des ligneux sont présents.
– Un fourré naturel non-maquis relève de 35 ; un fourré rudéral à espèces introduites sur terrain artificialisé relève de 665.
– Une formation hydromorphe permanente relève de 43, avec « maquis » conservé dans la physionomie ou le libellé fin.
– Une interface forêt–maquis séparable doit conserver les deux codes ; si elle ne l’est pas à la résolution du produit, 711 peut être utilisé avec composants et proportions.

8. Interopérabilité

La branche 2 correspond principalement aux formations arbustives sclérophylles et à certains groupes fonctionnels terrestres de la GET, mais aucune équivalence complète n’existe. Le maquis calédonien couvre plusieurs contextes fonctionnels, et les niveaux 3 ou 4 sont généralement nécessaires pour des correspondances fiable ou pour préparer une unité de Liste rouge des écosystèmes (Keith et al., 2020).

Les correspondances avec les travaux de Jaffré, BDVEG2000, les cartes minières et provinciales ne doivent pas être interprétées comme des équivalences strictes terme à terme. Une ancienne unité peut combiner physionomie, sol, dominance et état ; la conversion doit donc conserver les attributs d’origine ainsi que le niveau de confiance associé.

9. Points à consolider

– seuils quantitatifs entre 21, 22, 23 et forêt ;
– définition structurale de « paraforestier » ;
– portée territoriale des unités sur gabbros et non ultramafiques ;
– traitement des maquis d’altitude ;
– valeur typologique des dominances ;
– seuil entre maquis très ouvert et surface minérale ;
– règles d’hydromorphie temporaire et permanente ;
– jeux de cas tests pour validation.

 11. Références

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

Enright, N. J., Rigg, L. S., & Jaffré, T. (2001). Environmental controls on species composition along a shrubland-to-forest gradient on ultramafics at Mont Do. South African Journal of Science, 97, 573–580.

Jaffré, T. (1980). Végétation des roches ultrabasiques en Nouvelle-Calédonie. ORSTOM.

Jaffré, T. (1990). Végétation et flore de la Chute de la Madeleine. ORSTOM.

Jaffré, T. (1993). Floristic and ecological diversity of the vegetation on ultramafic rocks in New Caledonia. In The vegetation of ultramafic soils.

Jaffré, T., Dagostini, G., & Rigault, F. (2003). Identification, typologie et cartographie des groupements végétaux de basse altitude du Grand Sud calédonien et de la vallée de la Tontouta. IRD–Province Sud.

Jaffré, T., Rigault, F., & Dagostini, G. (1998). Impact des feux de brousse sur les maquis ligno-herbacés des roches ultramafiques de Nouvelle-Calédonie. Adansonia, 20 (1), 173–189.

Jaffré, T., et al. (2009). Input of different vegetation units to the richness and endemicity of the New Caledonian flora. Proceedings of the 11th Pacific Science Inter-Congress.

Maillard, H. (2010). Cartographie des milieux naturels en province Sud. Direction de l’Environnement de la Province Sud.

McCoy, S., Jaffré, T., Rigault, F., & Ash, J. E. (1999). Fire and succession in the ultramafic maquis of New Caledonia. *Journal of Biogeography, 26*(3), 579–594. DOI : 10.1046/j.1365-2699.1999.00309.x.

1. Périmètre

La branche 3 accueille les milieux continentaux naturels ou semi-naturels qui ne relèvent ni d’un fonctionnement forestier, ni du maquis, ni d’un déterminisme hydrologique ou halin, ni d’un usage ou remaniement encore dominant. Elle couvre les pelouses sèches, les savanes, les végétations pionnières non hygrophiles, les surfaces minérales naturelles et les fourrés non-maquis.

L’élargissement de l’ancienne branche (THNC v1.3) « ouverts herbacés » répond à deux lacunes : les savanes, largement présentes dans les paysages et les usages, ne pouvaient pas être traitées correctement ; les surfaces minérales naturelles et les fourrés continentaux non-maquis étaient dispersés ou risquaient d’être confondus avec l’artificialisation (CBNNC, 2025a–d).

2. Logique du niveau 2

31 — Pelouses et végétations herbacées sèches naturelles

Cette classe décrit des formations herbacées basses dont le fonctionnement est lié à des sols minces, des dalles, affleurements, sables ou colluvions drainantes. Le niveau 3 distingue les grands contextes de substrat ; le niveau 4 précise dalles, cuirasses, plateaux, pentes, lapiaz, sables ou glacis.

La qualification « naturelle » doit être démontrée par le contexte, la composition et la dynamique. Une pelouse gérée ou un pâturage actif relève de 63 ; une friche herbacée rudérale relève de 66.

32 — Savanes et formations graminéennes semi-naturelles

La savane est traitée comme une identité paysagère et fonctionnelle actuelle, sans présumer de son origine. Le feu, le pastoralisme ancien, les espèces introduites ou la conversion historique sont enregistrés comme origine, pression ou trajectoire. Le niveau 2 est justifié parce que les savanes constituent des unités majeures des paysages calédoniens et ne sont ni de simples maquis ouverts ni des pâturages actifs.

Les niveaux 3 distinguent matrice graminéenne ouverte, couvert arboré clair, composante arbustive et savanes issues d’usages anciens ou diffus. Les niveaux 4 précisent notamment niaouli, autres arbres épars, Acacia spirorbis, Casuarina collina, pâturage extensif et autonomie après abandon.

33 — Végétations pionnières ouvertes non hygrophiles

Cette classe regroupe les stades pionniers sur substrats naturels exposés, après feu, érosion, colluvionnement ou perturbation ancienne, lorsque la végétation possède un fonctionnement semi-naturel autonome. Elle ne doit pas devenir une catégorie générique de « dégradé ». L’origine et l’état sont séparés du type ; les unités sont distinguées par le processus écologique actuel et le substrat.

34 — Surfaces minérales naturelles et végétations très clairsemées

La création de cette classe évite d’assimiler toute absence de végétation à un sol nu anthropique. Les affleurements, dalles, éboulis, cuirasses, croûtes, sables et graviers continentaux peuvent constituer des habitats naturels à part entière, notamment pour des espèces spécialisées. Le niveau 3 est géomorphologique ; le niveau 4 précise le substrat ou la forme.

35 — Fourrés et formations arbustives naturelles ou semi-naturelles non-maquis

Cette classe répond à une lacune d’exhaustivité identifiée lors de l’analyse contradictoire de la V1.3 : tous les fourrés continentaux bien drainés ne sont ni des maquis, ni des savanes, ni des friches rudérales. Le niveau 3 distingue fourrés secs et mésophiles, calcicoles, secondaires autonomes, lisières et jeunes recrûs. Le niveau 4 précise le contexte territorial ou dynamique sans confondre origine et identité actuelle.

3. Logique du niveau 3

Le niveau 3 mobilise des critères différents selon le sous-ensemble :

– substrat et géomorphologie pour les pelouses et surfaces minérales ;
– structure du couvert et fonctionnement savanicole pour les savanes ;
– processus de colonisation pour les végétations pionnières ;
– bioclimat, substrat et autonomie écologique pour les fourrés.

Cette asymétrie est assumée : un même critère n’explique pas la diversité des objets ouverts. La cohérence repose sur les exclusions communes et la séparation des attributs de pression, origine et gestion.

4. Logique du niveau 4

Le niveau 4 précise :

– le type de dalle, cuirasse, roche, sable ou colluvion ;
– la structure graminéenne, arbustive ou arborée de la savane ;
– les espèces structurantes lorsqu’elles sont utiles mais sans créer automatiquement une unité floristique ;
– le processus pionnier — feu, érosion, ravine, affleurement — lorsqu’il détermine la végétation actuelle ;
– le contexte sec, mésophile, calcicole, de lisière ou de recrû pour les fourrés.

5. Frontières avec les autres branches

– Branche 2 : un maquis est défini par la physionomie et l’identité sclérophylle calédonienne ; une savane repose sur une matrice graminéenne et un fonctionnement savanicole ; un fourré non-maquis ne doit pas être forcé dans la branche 2.
– Branche 4 : toute hydromorphie déterminante, prairie humide, gazon amphibie ou marais est exclu de la branche 3.
– Branche 5 : plages, dunes, falaises et surfaces sous influence marine déterminante relèvent de 5, même si elles sont herbacées ou minérales.
– Branche 6 : cultures, pâturages actifs, sols remaniés et friches rudérales encore dépendantes de l’artificialisation relèvent de 6.

Le seuil le plus délicat concerne la savane semi-naturelle et le pâturage actif. Les critères recommandés sont la gestion actuelle, l’amélioration pastorale, les clôtures et interventions, la dépendance à l’entretien, la composition, la persistance après arrêt de gestion et l’autonomie de la dynamique.

6. État, perturbation et naturalité

La branche 3 ne doit pas être interprétée comme « entièrement naturelle ». Les savanes et certains fourrés peuvent résulter d’une longue histoire de feu, d’abandon ou de pastoralisme. Une origine anthropique ancienne ne détermine pas nécessairement l’identité actuelle. À l’inverse, une friche récente ou un pâturage encore géré ne doit pas être requalifié comme milieu semi-naturel uniquement parce qu’il porte une végétation.

Le feu, la date de perturbation, l’origine, les espèces introduites, l’état de conservation et la trajectoire doivent être des attributs distincts.

7. Interopérabilité

Les classes de végétation du MOS fondées sur une strate herbacée, arbustive ou ouverte sont généralement plus larges que la branche 3 et ne permettent pas un recodage automatique. Des données sur le substrat, l’hydrologie, la salinité, l’usage et la composition sont nécessaires (ŒIL & Albouy, 2015).

Dans la GET 2.0 (IUCN), la branche 3 peut chevaucher plusieurs groupes fonctionnels de prairies, savanes, formations arbustives et systèmes nus. Les relations doivent être établies au niveau 3 ou 4 et peuvent être multiples (Keith et al., 2020).

8. Points à consolider

– définition opérationnelle des pelouses naturelles ;
– seuils entre savane, maquis, fourré et pâturage ;
– traitement des savanes à niaouli et des formations à Acacia/Casuarina ;
– critère d’autonomie écologique après abandon ;
– valeur typologique des stades pionniers post-feu ;
– distinction entre surface minérale et végétation très ouverte ;
– couverture territoriale des fourrés non-maquis. 

Références

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

Jaffré, T., Morat, P., & Veillon, J.-M. (1994). La flore : caractéristiques et composition floristique des principales formations végétales. Bois et Forêts des Tropiques, 242, 7–30.

Jaffré, T., et al. (2009). Input of different vegetation units to the richness and endemicity of the New Caledonian flora. Proceedings of the 11th Pacific Science Inter-Congress.

Keith, D. A., et al. (2020). The IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. IUCN.

Maillard, H. (2010). Cartographie des milieux naturels en province Sud. Province Sud.

ŒIL & Albouy, F. (2015). Production de données d’occupation du sol sur la province Sud : dossier de consultation pour le suivi du MOS 2014. Oeil.

1. Périmètre et principe

La branche 4 regroupe les milieux dont l’identité actuelle dépend principalement d’un écoulement, d’une eau libre continentale, d’une saturation du sol, d’une inondation récurrente, d’une hydropériode ou d’une relation riveraine. Elle inclut les objets aquatiques, les végétations humides autonomes, les boisements hydrologiquement dépendants et certains systèmes artificiels ayant acquis un fonctionnement aquatique ou humide.

Le renommage de l’ancienne branche « milieux humides » en « milieux aquatiques et humides continentaux » évite de subsumer les cours d’eau et plans d’eau sous le seul terme de zone humide. Il permet aussi de distinguer clairement les milieux halins et estuariens, classés en 5.

2. Logique du niveau 2

41 — Eaux courantes, sources et habitats lotiques

Cette classe décrit les systèmes où le courant, la source ou l’écoulement organise le milieu. Le niveau 3 distingue sources, cours d’eau permanents, cours d’eau temporaires et habitats lotiques spécialisés. Le niveau 4 précise têtes de bassin, rivières, torrents, rapides, cascades, lits rocheux ou alluviaux.

Les végétations riveraines autonomes ne doivent pas être incluses dans le même polygone si elles sont séparables ; elles relèvent de 44.

42 — Eaux stagnantes naturelles et habitats aquatiques lentiques

La classe 42 couvre l’eau libre et les végétations aquatiques ou franges amphibies spatialement indissociables. Les niveaux 3 distinguent lacs permanents, plans d’eau temporaires, mares permanentes, mares saisonnières et végétations aquatiques associées.

Les dolines et ouvalas sont classées selon l’identité de surface : eau libre en 42, végétation humide autonome en 43, source ou écoulement en 41. Leur forme géomorphologique et leur relation au pseudokarst doivent être conservées comme attributs.

43 — Marais, prairies humides, landes humides et végétations amphibies

Cette classe accueille les formations ouvertes ou basses dont l’hydrologie est déterminante et qui possèdent une identité végétale autonome. Elle comprend les maquis hydromorphes, marais, cypéraies, prairies humides, gazons amphibies, suintements et landes humides.

La présence du mot « maquis » dans les niveaux 3 et 4 conserve l’information physionomique locale, mais l’affectation à la branche 4 signale que l’hydropériode structure l’écosystème (Jaffré et al., 2003 ; Province Sud, 2023 ; INSIGHT et al., 2024).

44 — Zones humides boisées, arbustives et corridors riverains

La classe 44 regroupe les boisements à niaouli hydromorphes, forêts marécageuses, boisements saisonnièrement inondés, fourrés hydromorphes, ripisylves et galeries dépendantes du régime fluvial. Cette option supprime les doubles classements entre branches forestière et humide.

La physionomie forestière ou arbustive reste un attribut, mais le code principal est déterminé par l’hydrologie. Une forêt humide bioclimatique sur sol drainé reste en branche 1 ; une forêt dont la structure et la composition dépendent de l’inondation ou de la nappe relève de 44.

45 — Systèmes aquatiques et humides continentaux artificiels

La classe 45 distingue retenues, bassins, excavations en eau, canaux, fossés, lagunages et zones humides construites. L’origine artificielle est obligatoire comme attribut, mais le fonctionnement aquatique justifie leur présence dans la branche 4 plutôt qu’un regroupement indistinct en branche 6.

Un ouvrage sans fonction d’habitat autonome — conduite, buse, digue sèche — relève de 625. Une installation industrielle dont la fonction de traitement domine relève de 64.

3. Logique des niveaux 3 et 4

Le niveau 3 sépare les grands régimes hydrologiques et structures : permanence, intermittence, lotique/lentique, eau libre/végétation autonome, structure ouverte/boisée, naturel/artificiel.

Le niveau 4 précise :

– position dans le réseau hydrographique ;
– profondeur, extension et permanence de l’eau ;
– forme géomorphologique ;
– hydropériode ;
– structure et physionomie de la végétation ;
– substrat du lit ;
– type d’ouvrage artificiel.

Les seuils de surface ou de profondeur utilisés par une carte ne doivent pas être transformés automatiquement en définition typologique. Ils doivent être documentés comme règles du produit cartographique.

4. Séparation entre objet aquatique et végétation de bordure

Le principal risque de double comptage concerne les frontières 41/44 et 42/43. La règle recommandée est :

– l’eau, le lit et la végétation aquatique indissociable sont classés en 41 ou 42 ;
– une ceinture hygrophile, un marais, une prairie humide, un fourré ou un corridor boisé possédant une identité autonome est classé en 43 ou 44 ;
– si les composants ne sont pas séparables à la résolution du produit, ils sont représentés par une agrégation explicite avec composants et proportions, sans attribuer deux fois la même surface.

5. Pseudokarst et systèmes souterrains

La V1.4 ne crée pas de classe N2 autonome pour le pseudokarst péridotitique ou les hydrosystèmes souterrains. Ce choix évite de confondre une forme ou un système fonctionnel avec l’habitat de surface. Les relations souterraines restent néanmoins écologiquement déterminantes et doivent être décrites par : type de dépression, connectivité connue ou supposée, fonction de recharge ou décharge, contexte endoréique et relation entre objets de surface.

Le système souterrain lui-même constitue un objet associé ou un périmètre à traiter dans un module complémentaire si le besoin de typage est confirmé.

6. Frontières avec les autres branches

– Milieu saumâtre, intertidal ou sous marée déterminante : branche 5.
– Forêt humide sur sol drainé : branche 1 ; forêt marécageuse ou ripisylve : 44.
– Maquis à humidité secondaire : branche 2 ; maquis à hydromorphie déterminante : 43.
– Prairie humide naturelle ou autonome : 43 ; pâturage humide activement géré : 63 ; friche hygrophile sur sol remanié sans fonctionnement humide autonome : 666.
– Retenue ou canal avec fonctionnement aquatique : 45 ; ouvrage technique sans habitat : 625.

7. Interopérabilité

La branche 4 est compatible avec la logique Ramsar et les travaux calédoniens récents, qui accordent une place centrale à l’hydrologie. Les correspondances ne sont toutefois pas toujours bijectives : une classe Ramsar, une légende locale ou une unité cartographique peut mélanger eau libre, végétation et forme géomorphologique.

Dans la GET, la branche traverse le domaine d’eau douce et les systèmes transitionnels eau douce-terrestre. Les niveaux 2 sont souvent plus agrégés que les groupes fonctionnels ; les unités LRE devront être définies à une finesse plus homogène et avec leur biote et leurs processus (Keith et al., 2020 ; Bland et al., 2017).

8. Points à consolider

– seuils d’hydropériode et d’hydromorphie ;
– séparation reproductible eau libre / végétation autonome ;
– limites spatiales du corridor riverain ;
– traitement des systèmes souterrains ;
– validation des tourbières et formations organiques locales ;
– règles de cartographie des petites pièces d’eau et franges étroites ;
– suivi de l’origine et de la naturalisation des systèmes artificiels.

10. Références

Bland, L. M., et al. (2017). Guidelines for the application of IUCN Red List of Ecosystems Categories and Criteria. IUCN.

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

Flouhr, C., & Mary, N. (2006). Synthèse des données sur la biodiversité des écosystèmes d’eau douce, typologie et usages.

INSIGHT, MEOSS, & Bio Eko. (2024). Cartographie des zones humides de la plaine des Lacs du Grand Sud — Cartographie et classification. Province Sud.

Jaffré, T., Dagostini, G., & Rigault, F. (2003). Identification, typologie et cartographie des groupements végétaux de basse altitude du Grand Sud calédonien et de la vallée de la Tontouta.

Keith, D. A., et al. (2020). The IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. IUCN.

Province Sud. (2023). Note de travail relative à la typologie des zones humides néo-calédoniennes.

Ramsar Convention Secretariat. (s. d.). Système de classification des types de zones humides Ramsar.

1. Périmètre et principe

La branche 5 regroupe les milieux terrestres, supralittoraux et intertidaux dont l’identité est déterminée par la marée, la salinité, les embruns, la dynamique sédimentaire marine ou une géomorphologie littorale active. Elle exclut les milieux marins subtidaux.

La priorité donnée au déterminisme halin évite de classer une mangrove comme simple forêt, un marais saumâtre comme prairie humide continentale ou une dune comme surface minérale continentale. La seule proximité géographique de la mer ne suffit pas : l’influence marine doit être diagnostique.

2. Logique du niveau 2

51 — Mangroves

La classe 51 décrit les formations ligneuses intertidales dominées par des palétuviers et espèces intégrées à la zonation de mangrove. Le niveau 3 distingue les grands assemblages dominants ou positions internes ; le niveau 4 précise les formations à Rhizophora, Avicennia, Bruguiera, Lumnitzera, Excoecaria, Heritiera, Scyphiphora, Ceriops, Sonneratia ou les mélanges.

L’« arrière-mangrove » ne doit pas être interprétée uniquement par sa position. Une formation ligneuse intégrée à la zonation reste en 51 ; les tannes et transitions salines ouvertes relèvent de 52 (Marchand et al., 2007).

52 — Tannes et transitions salines ouvertes d’arrière-mangrove

La classe 52 couvre les surfaces hypersalines nues, à voile algal, à végétation halophile clairsemée, à arbustes épars ou souches, et les transitions ouvertes. Elle est organisée par degré de couverture et structure. Elle ne doit pas absorber toutes les formations situées en arrière du front de mangrove.

53 — Marais saumâtres, schorres, vasières et chenaux estuariens

Cette classe rassemble les habitats ouverts directement structurés par l’inondation saumâtre et les marées : marais halophytes, vasières et chenaux. Un estuaire complet est souvent un complexe spatial comprenant aussi mangroves et tannes ; le code 53 ne doit pas représenter indistinctement tout le périmètre fonctionnel.

54 — Plages, dunes, cordons littoraux et leurs végétations

Cette classe organise un gradient géomorphologique et biologique depuis les plages et hauts de plage vers les dunes, végétations herbacées supralittorales et fourrés ou boisements sous influence marine. Le niveau 3 distingue les formes ; le niveau 4 précise granulométrie, mobilité, fixation et physionomie.

55 — Falaises, rochers et surfaces minérales littorales

La classe 55 couvre les substrats rocheux supralittoraux soumis aux embruns et à la dynamique côtière. Elle permet de distinguer les habitats minéraux naturels littoraux de la branche 34 continentale et des ouvrages artificiels de 62.

56 — Systèmes aquatiques et humides halins artificiels

La classe 56 regroupe les bassins aquacoles, salins, polders, canaux et anciens systèmes halins artificiels ayant un fonctionnement écologique autonome. L’origine artificielle est un attribut obligatoire. Les infrastructures sans fonction d’habitat relèvent de 62 ; les installations industrielles dominantes de 64.

3. Logique des niveaux 3 et 4

Les niveaux inférieurs mobilisent :

– composition dominante et position physiographique pour les mangroves ;
– degré d’ouverture, végétation et traces de mortalité pour les tannes ;
– hydropériode, salinité et nature du substrat pour marais, vasières et chenaux ;
– géomorphologie, granulométrie et mobilité pour plages et dunes ;
– forme rocheuse et exposition aux embruns pour falaises et rivages ;
– fonction et état d’activité pour les systèmes artificiels.

La composition botanique et la structure doivent être conservées comme attributs même lorsqu’elles ne déterminent pas le code. Le retour d’expérience ZoNéCo montre qu’une typologie très fine peut dépasser ce qui est interprétable de manière homogène sur l’imagerie ; la hiérarchie doit donc permettre plusieurs degrés de précision sans perdre les données détaillées (Marchand et al., 2007 ; Virly, 2007).

4. Complexe de mangrove et habitat

Un site de mangrove peut comprendre 51, 52, certaines unités 53 et des surfaces converties ou artificielles. Le périmètre du complexe est un objet spatial ou fonctionnel distinct des habitats qui le composent.

Pour reproduire une superficie historique de « mangrove et formations associées », il faut construire un agrégat documenté. Interroger uniquement le code 51 sous-estimerait le périmètre historique ; classer tout le complexe en 51 ferait perdre les tannes, vasières et chenaux.

La mosaïque 713 peut être employée lorsque mangrove et tannes ne sont pas séparables à la résolution du produit, avec composants, proportions, date et méthode.

5. État, mortalité et conversion

« Mangrove morte ou convertie » ne constitue pas un type unique. Une mangrove morte sur pied, un bassin aquacole, un remblai, une infrastructure, une friche ou une recolonisation n’ont pas la même identité actuelle. Le code doit décrire l’état présent ; mortalité, historique, conversion et trajectoire sont stockés séparément.

6. Frontières avec les autres branches

– Eau douce ou végétation humide sans influence haline déterminante : branche 4.
– Forêt littorale sans processus marin diagnostique : branche 1 ou 3 selon la structure.
– Surface rocheuse continentale : 34 ; falaise ou roche sous embruns déterminants : 55.
– Port, digue ou quai : 624 ; bassin ou canal halin fonctionnel : 56.
– Système subtidal : hors périmètre actuel de la THNC.

7. Interopérabilité

La branche 5 est compatible avec la classification Ramsar et la GET, mais traverse plusieurs domaines transitionnels. Les niveaux THNC ne correspondent pas directement à un seul biome ou groupe fonctionnel. Les correspondances doivent être établies par unité, avec possibilité de chevauchement.

Le MOS agrège parfois zones humides maritimes, eau libre, vasières et végétations. Une conversion vers la THNC exige des données complémentaires sur la marée, la végétation, le substrat et l’usage (ŒIL & Albouy, 2015).

8. Points à consolider

– seuils de salinité et d’influence des embruns ;
– critères 51/52/53 ;
– définition des espèces intégrées à la zonation de mangrove ;
– distinction tanne/vasière ;
– limites du supralittoral et du périmètre intertidal ;
– validation des habitats dunaires et rocheux peu documentés ;
– suivi de la conversion et de la recolonisation des systèmes artificiels.

Références

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

Convention on Wetlands. (s. d.). Ramsar Classification System for Wetland Type.

Keith, D. A., et al. (2020). The IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. IUCN.

Marchand, C., Dumas, P., Virly, S., Buisson, D., & Duke, N. C. (2007). Typologies et biodiversité des mangroves de Nouvelle-Calédonie. Programme ZoNéCo, 213 p.

ŒIL & Albouy, F. (2015). Production de données d’occupation du sol sur la province Sud : dossier de consultation pour le suivi du MOS 2014.

Virly, S. (2007). Typologies et biodiversité des mangroves de Nouvelle-Calédonie — Cartographie des mangroves. Programme ZoNéCo.

1. Périmètre et principe

La branche 6 regroupe les unités dont l’identité actuelle est déterminée par le bâti, une infrastructure, une activité agricole, extractive ou industrielle, un remaniement du sol ou une végétation encore dépendante d’un contexte anthropisé. Elle assure l’exhaustivité territoriale et l’articulation avec les nomenclatures d’occupation du sol, sans confondre artificialité, origine historique et état écologique.

Un objet artificiel à fonctionnement aquatique autonome relève de 45 ou 56 ; un ouvrage sans fonction d’habitat relève de 62. Une végétation issue d’un usage ancien peut quitter la branche 6 si elle acquiert une identité écologique autonome diagnostiquable dans les branches 1 à 5.

2. Logique du niveau 2

61 — Surfaces bâties et espaces urbains

Cette classe est organisée par continuité du tissu, fonction bâtie et gestion des espaces verts. Les niveaux 3 distinguent tissu continu, habitat diffus, zones industrielles ou commerciales bâties et espaces verts urbains ; les niveaux 4 précisent la fonction dominante.

62 — Infrastructures, réseaux et emprises techniques

La classe 62 couvre routes, pistes, plateformes, aéroports, ports, ouvrages hydrauliques sans habitat autonome et réseaux. Le critère principal est la fonction technique et l’emprise. Les végétations de talus ou bords de route peuvent être classées séparément en 664 lorsqu’elles constituent une unité autonome.

63 — Systèmes agricoles, plantations et pâturages actifs

La classe 63 regroupe les productions et usages actifs : cultures annuelles, pérennes, pâturages, plantations forestières, agroforesterie et jardins vivriers. L’activité et la gestion actuelle sont déterminantes. Une jachère appartenant au cycle agricole reste en 63 ; une friche durablement abandonnée peut passer en 66 ou dans une branche semi-naturelle selon son autonomie.

64 — Sites extractifs, industriels et miniers

La classe 64 décrit les emprises dont l’exploitation, le traitement ou l’héritage extractif détermine encore l’unité : mines, carrières, haldes, résidus, installations industrielles et sites inactifs non recolonisés. Les niveaux 3 et 4 sont fonctionnels et opérationnels, adaptés au suivi des pressions et de l’artificialisation.

65 — Sols nus anthropiques, terrains remaniés et dépôts

Cette classe distingue chantiers, friches industrielles nues, talus remaniés, décharges, dépôts et sols décapés. Elle exclut les surfaces minérales naturelles de 34 ou 55 et les sites extractifs encore déterminés par l’activité de 64.

66 — Végétations rudérales, post-culturales et friches anthropiques

La classe 66 accueille les végétations dont la composition, le sol ou la dynamique restent étroitement liés à l’artificialisation : friches nitrophiles, savanes rudérales, friches post-culturales, bords de routes, fourrés à ligneux introduits et végétations hygrophiles de sols remaniés sans fonctionnement humide autonome.

Elle ne doit pas devenir une catégorie permanente fondée sur l’origine. Une végétation peut être réaffectée vers un type semi-naturel lorsqu’elle présente un assemblage et un fonctionnement autonomes ; l’historique est alors conservé comme attribut.

3. Logique des niveaux 3 et 4

Le niveau 3 distingue les grandes fonctions ou formes d’usage. Le niveau 4 précise le type d’équipement, de culture, d’activité, de dépôt ou de végétation rudérale.

Cette architecture est plus proche d’une nomenclature d’occupation du sol que les branches naturelles, ce qui est justifié par la nature des objets. Elle reste cependant orientée par l’identité actuelle et non par une simple liste cadastrale ou administrative.

4. Frontières principales

Savane ou pâturage

Un pâturage activement géré, amélioré ou intégré à une exploitation relève de 633. Une savane autonome sous usage diffus ou ancien relève de 32. Les critères sont la gestion, les intrants, l’entretien, la composition et la persistance en l’absence d’intervention.

Friche ou milieu semi-naturel

Une friche récente, nitrophile ou dominée par des espèces introduites, dépendante d’un sol remanié, relève de 66. Un fourré ou une végétation ouverte ayant acquis un assemblage autonome peut relever de 33, 35 ou d’une autre branche. La durée depuis l’abandon n’est pas un seuil suffisant à elle seule.

Sol nu naturel ou anthropique

La genèse et le fonctionnement déterminent l’affectation : affleurement ou éboulis naturel vers 34/55 ; décapage, remblai, dépôt ou chantier vers 65 ; fosse ou halde minière encore déterminée par l’exploitation vers 64.

Objet aquatique ou ouvrage

Une retenue, un bassin colonisé ou un canal avec fonctionnement aquatique relève de 45/56 et conserve l’origine artificielle. Une conduite, une buse, une digue sèche ou une plateforme technique relève de 62.

5. État, restauration et trajectoire

La restauration n’est pas un type. Un site en restauration est classé selon son couvert et son fonctionnement actuels, puis décrit par l’intervention, la cible, la date, l’état et la trajectoire. De même, un site minier ancien ne reste pas indéfiniment en 64 si l’exploitation ne détermine plus son identité.

La branche 6 est néanmoins nécessaire aux évaluations écologiques : elle permet de mesurer la conversion, l’artificialisation, les transitions et les états de remplacement, même lorsque ces unités ne sont pas des cibles prioritaires d’une Liste rouge des écosystèmes naturels.

6. Interopérabilité avec le MOS

La branche 6 offre la correspondance la plus directe avec les classes artificialisées et agricoles du MOS, mais l’équivalence n’est pas systématique. Une classe MOS peut agréger bâti, végétation, sol nu et eau ; elle peut aussi mélanger naturel et artificiel. La conversion doit donc être conditionnelle et conserver la version, la règle et la confiance (ŒIL & Albouy, 2015).

Les systèmes aquatiques artificiels sont volontairement répartis entre 45, 56 et 62 selon leur fonctionnement. Cette différence avec un MOS ne constitue pas une incohérence : les référentiels répondent à des finalités différentes.

7. Points à consolider

– seuils d’autonomie des friches et végétations post-culturales ;
– distinction savane/pâturage ;
– définition des sites extractifs inactifs ;
– traitement des espaces verts et jardins semi-naturels ;
– règles de reclassification après abandon ou restauration ;
– correspondances détaillées avec les MOS provinciaux et territoriaux ;
– attributs obligatoires d’usage, activité, date et gestion.

Références

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

DINUM & ŒIL. (2014). Occupation du sol 2014 de la Nouvelle-Calédonie.

Keith, D. A., et al. (2020). The IUCN Global Ecosystem Typology 2.0. IUCN.

ŒIL & Albouy, F. (2015). Production de données d’occupation du sol sur la province Sud : dossier de consultation pour le suivi du MOS 2014.

 1. Statut particulier de la branche

La branche 7 n’est pas un septième domaine écologique. Elle est un registre auxiliaire destiné à représenter, dans un produit cartographique donné, plusieurs habitats connus qui ne peuvent pas être séparés de manière fiable à la résolution, à l’unité minimale de collecte ou avec les données disponibles.

2. Pourquoi limiter la branche

Une mosaïque dépend de la méthode de représentation. Une forêt et un maquis peuvent être cartographiés séparément à grande échelle et regroupés à une échelle plus petite sans que leur identité écologique change. Créer une classe pour toute combinaison possible produirait une inflation de pseudo-habitats, rendrait les surfaces incomparables et mélangerait typologie et cartographie.

La V1.4 conserve seulement trois combinaisons récurrentes déjà documentées dans les typologies ou cartes calédoniennes :

– `711 — Forêt–maquis` ;
– `712 — Maquis–savanes / pelouses` ;
– `713 — Mangrove–tannes`.

 Toute nouvelle catégorie devra démontrer son usage récurrent et son utilité.

3. Logique des niveaux

Niveau 1 : 7 — Mosaïques et complexes cartographiques documentés

Le niveau 1 signale la nature auxiliaire de l’enregistrement. Il ne doit pas être utilisé pour calculer la superficie d’un « domaine écologique 7 » ni comparé aux branches 1 à 6 comme un habitat.

Niveau 2 : 71 — Combinaisons récurrentes documentées

Le niveau 2 regroupe les seules combinaisons admises. Il n’existe pas de sous-familles génériques par nombre de composants ou par type d’écotone.

Niveau 3 : 711 à 713

Le niveau 3 identifie les composants principaux. La V1.4  ne crée pas de niveau 4 sous ces codes, car une précision supplémentaire doit être portée par les codes composants, leurs proportions et les métadonnées de la carte, non par une nouvelle arborescence combinatoire.

4. Conditions d’emploi

L’emploi d’un code 7 doit être accompagné au minimum de :

– la liste des codes THNC composants ;
– les proportions estimées lorsqu’elles sont disponibles ;
– la date ou période d’observation ;
– la résolution et l’unité minimale de collecte ;
– la méthode de cartographie ;
– le motif de non-séparation ;
– le niveau de confiance ;
– la version THNC utilisée.

Une mosaïque réelle ne doit pas être confondue avec une identification incertaine. Lorsque l’opérateur hésite entre deux codes mais ne démontre pas leur coexistence, il doit renseigner l’incertitude et non utiliser la branche 7.

5. Règles pour les trois combinaisons

711 — Forêt–maquis

Utiliser lorsque les îlots, lisières ou reliques forestières et les maquis sont réellement imbriqués et non séparables. Si les polygones peuvent être distingués, conserver les codes des branches 1 et 2. L’expression ne préjuge pas d’une trajectoire de succession.

712 — Maquis–savanes / pelouses

Utiliser lorsque la matrice de maquis et les unités savanicoles ou herbacées sont imbriquées à l’échelle de production. Le code ne doit pas remplacer l’analyse du facteur dominant lorsqu’une seule identité est clairement cartographiable.

713 — Mangrove–tannes

Utiliser pour une zonation ou une imbrication mangrove–tanne non séparable. Le périmètre complet d’un complexe de mangrove peut aussi inclure des vasières, chenaux ou systèmes artificiels ; 713 ne doit pas être étendu automatiquement à tous ces objets.

6. Surfaces, agrégation et analyses

Les analyses doivent distinguer :

– la surface du polygone cartographique 7 ;
– les surfaces estimées des composants ;
– la surface minimale et maximale plausible si les proportions sont incertaines.

Il est déconseillé d’ajouter la totalité d’un polygone 711 à la fois aux surfaces forestières et aux surfaces de maquis. Les règles d’agrégation doivent être explicites et identiques entre dates pour les analyses diachroniques.

7. Interopérabilité

Les mosaïques sont fréquentes dans les légendes d’occupation du sol et les cartographies historiques. Les correspondances vers la THNC doivent conserver les composants et ne pas forcer une équivalence vers un habitat unique. Les lignes directrices de crosswalk (correspondances) de l’UICN permettent les appartenances multiples et les relations de chevauchement ; cette approche est adaptée à la branche 7 (IUCN, 2025).

8. Gouvernance et extension future

Une proposition d’ajout doit fournir :

– les sources locales et cartes où la combinaison est récurrente ;
– une définition ;
– les composants admissibles ;
– les critères d’inclusion et d’exclusion ;
– les échelles d’emploi ;
– les conséquences sur les statistiques et les correspondances ;
– une décision de gouvernance datée.

Sans ces éléments, la combinaison doit être représentée par les composants, une relation spatiale ou un champ libre contrôlé, et non par un nouveau code.

Références

CBNNC. (2025a–d). Documents du diagnostic partagé et des réunions de convergence sur la THNC.

IUCN. (2025). Standards, methods and guidelines for cross-referencing ecosystem classifications and maps to the IUCN Global Ecosystem Typology, Version 1.0.

Jaffré, T., Dagostini, G., & Rigault, F. (2003). Identification, typologie et cartographie des groupements végétaux de basse altitude du Grand Sud calédonien et de la vallée de la Tontouta.

Maillard, H. (2010). Cartographie des milieux naturels en province Sud. Province Sud. 

Marchand, C., et al. (2007). Typologies et biodiversité des mangroves de Nouvelle-Calédonie.

ŒIL & Albouy, F. (2015). Production de données d’occupation du sol sur la province Sud : dossier de consultation pour le suivi du MOS 2014.

Journal des évolutions

Ce journal enregistre les changements proposés, leurs objectifs, leurs motifs, leurs conséquences et leur statut.

Principes de traçabilité :

  • Un changement de libellé sans changement de concept est distingué d’un changement de périmètre.
  • Un déplacement de classe conserve la référence de l’ancien code dans la table de migration.
  • Une fusion ou une scission ne doit jamais être présentée comme une équivalence exacte.
  • Les anciens codes supprimés sont réservés et marqués obsolètes ; ils ne sont pas réattribués à un autre concept.
  • Les tables de correspondance et cartes doivent citer la version THNC utilisée.
  • Les décisions issues des ateliers sont distinguées des propositions techniques formulées après analyse de cohérence.
Contenu de la THNC : Journal V1.3 vers V1.4

Synthèse des changements apportés depuis la v1.3

IDObjetChangement proposéNatureMotif principalStatut
EV-001Architecture généraleRemplacer sept branches écologiques apparentes par six domaines de classement et un registre auxiliaire Xstructureles mosaïques décrivent une représentation cartographique, non un type écologiqueà valider
EV-002Règle d’affectationIntroduire la priorité halin/littoral → hydrologie continentale → artificialité → physionomieméthodeéliminer les doubles classements et rendre l’affectation reproductibleà valider
EV-003AttributsSéparer type, état, pression, trajectoire, origine et confiancemodèle de donnéeséviter de mélanger identité écologique, dégradation et action de gestionà valider
EV-004Branche 3Renommer « Ouverts herbacés » en « Formations herbacées, savanes et milieux ouverts terrestres »libellé + périmètreintégrer savanes et milieux ouverts non strictement herbacésà valider
EV-005SavanesCréer 32 - Savanes et formations graminéennes semi-naturellesajoutcombler une lacune paysagère et opérationnelle reconnue dans les ateliersà valider
EV-006Milieux herbacés humidesDéplacer les anciens postes 33 et autres gazons hygrophiles vers la branche 4déplacementl’hydrologie est plus déterminante que la physionomie herbacéeà valider
EV-007Surfaces minérales naturellesCréer 34 pour les surfaces continentales naturelles nues ou clairseméesajoutne plus confondre absence de végétation et artificialitéà valider
EV-008Branche 4Renommer « Milieux humides continentaux » en « Milieux aquatiques et humides continentaux »libellé + périmètreintégrer explicitement les eaux courantes et stagnantesà valider
EV-009Eaux courantesCréer 41 - Eaux courantes, sources et habitats lotiquesajoutlacune de la V1.3.3à valider
EV-010Zones humides boiséesRegrouper forêts marécageuses, ripisylves et galeries hydrologiquement dépendantes en 44fusion + déplacementsupprimer les doublons entre branches 1 et 4à valider
EV-011Systèmes aquatiques artificielsRegrouper les systèmes continentaux en 45 et les systèmes halins en 56, avec attribut d’originefusion + déplacementsupprimer les doublons entre branches 4, 5 et 6à valider
EV-012Branche 5Ajouter plages, dunes, cordons, falaises, rochers et surfaces minérales littoralesajoutcouvrir les habitats côtiers peu végétalisésà valider
EV-013Mangroves convertiesSupprimer « mangrove convertie / asséchée » comme type ; classer l’état actuel et conserver l’historiquesuppression conceptuelleune conversion est une trajectoire ou pression, non une identité actuelle stableà valider
EV-014Branche 6Renommer « Milieux anthropisés, artificialisés et sols nus » en « Milieux anthropisés et artificialisés »libellé + périmètreréserver la branche aux sols nus d’origine anthropiqueà valider
EV-015RestaurationSupprimer « sites en restauration écologique » comme typesuppression conceptuellela restauration est une intervention et une trajectoireà valider
EV-016ForêtsRecomposer le N2 autour des ensembles bioclimatiques, fonctionnels et édaphiques structurantsrestructurationréduire le mélange altitude/substrat/physionomie et appliquer les exclusions hydrologiquesà instruire par la note Forêts
EV-017Dominances forestièresConserver provisoirement une classe 15, conditionnée à la démonstration d’une identité écologiquereclassement provisoireéviter de transformer tout faciès dominant en classe N2à instruire
EV-018MaquisMaintenir 21–23 sur une base physionomique ; rendre la classe d’altitude 24 explicitement provisoirerestructurationcontrôler le croisement entre physionomie et altitudeà instruire par la note Maquis
EV-019Registre XExiger composants, proportions si disponibles, résolution et motif de non-séparationmodèle cartographiquerendre les mosaïques interprétables et réutilisablesà valider
EV-020CorrespondancesAdopter des relations versionnées EQ, PLUS_ETROIT, PLUS_LARGE, CHEVAUCHEMENT, ASSOCIÉ, AUCUN, NON_EVALUEinteropérabilitééviter les équivalences forcées entre systèmes de nature différenteà valider
EV-021IncertitudeAjouter une confiance indépendante du code Xmodèle de donnéesne pas confondre mosaïque réelle et identification incertaineà valider
EV-022CodesRéserver les anciens codes après déplacement, fusion ou suppressiongouvernancepréserver la reproductibilité des cartes et analyses historiquesà valider

Détail des évolutions

EV-001 — Statut du registre X

Situation V1.3.3 : 7 - Mosaïques et complexes (X) apparaît comme une branche de même rang que Forêts, Maquis ou Milieux humides, avec 71 - Combinaisons fréquentes et les exemples forêt–maquis, maquis–savanes/pelouses et mangrove–tannes.

Proposition V1.4 : remplacer le code de branche 7 par un registre auxiliaire X, comportant X1 à X3. Les types écologiques composants conservent leurs codes propres.

Objectif : distinguer la nature de l’objet de sa représentation à une résolution donnée.

Motif : une mosaïque peut changer selon l’unité minimale de collecte alors que les habitats présents ne changent pas. La traiter comme habitat autonome fausse les surfaces, les correspondances et les évaluations.

Impact : migration nécessaire des codes 71, 711, 712 et 713 vers des expressions composées. Les anciennes valeurs restent lisibles comme codes obsolètes.

Décision attendue : validation du statut de X et du format des composants.

EV-002 — Ordre de priorité des critères

Situation V1.3.3 : plusieurs branches utilisent concurremment physionomie, hydrologie, substrat, usage et origine, sans règle d’arbitrage générale.

Proposition V1.4 : appliquer successivement l’influence côtière/haline, l’hydrologie continentale, l’artificialité, puis la physionomie et l’identité écologique.

Objectif : obtenir une classe principale unique pour une occurrence, une date et une résolution données.

Motif : les processus halins et hydrologiques traversent les physionomies ; ils expliquent mieux le fonctionnement d’une mangrove, d’un marais ou d’une forêt inondée que la seule hauteur du couvert. L’artificialité est ensuite utilisée lorsque l’usage actuel détermine l’unité.

Limite : la règle doit être complétée par des seuils de branche. La simple proximité de la mer ou une humidité occasionnelle ne suffisent pas.

EV-003 — Séparation type/état/pression/trajectoire

Situation V1.3.3 : les filtres et classes combinent parfois succession, restauration, anthropisation, physionomie et identité d’habitat.

Proposition V1.4 : conserver un code principal de type et des attributs distincts d’état, pression, trajectoire, origine/gestion et confiance.

Objectif : suivre les dynamiques sans multiplier des classes non comparables.

Motif : les ateliers demandent de représenter dégradation, fonctionnalité, résilience et restauration, mais ces dimensions varient dans le temps et selon le protocole. Elles doivent rester reliées à une identité écologique stable.

Impact : définition ultérieure de vocabulaires contrôlés et d’un historique temporel.

EV-004 à EV-007 — Restructuration de la branche 3

Situation V1.3.3 :

  • 3 - Ouverts herbacés ;
  • 31 - Pelouses sèches sur affleurements et dalles ;
  • 32 - Pelouses xériques de glacis et sables ;
  • 33 - Prairies et pelouses humides naturelles ;
  • 34 - Pelouses pionnières et stades herbacés naturels.

Proposition V1.4 :

  • 3 - Formations herbacées, savanes et milieux ouverts terrestres ;
  • 31 - Pelouses et végétations herbacées sèches naturelles ;
  • 32 - Savanes et formations graminéennes semi-naturelles ;
  • 33 - Végétations pionnières ouvertes non hygrophiles ;
  • 34 - Surfaces minérales naturelles et végétations très clairsemées.

Objectifs : intégrer les savanes, isoler les ouverts humides dans la branche 4 et distinguer les sols nus naturels des terrains décapés.

Motifs : les formations non forestières ont été identifiées comme insuffisamment représentées lors du diagnostic partagé. La V1.3.3 mélange par ailleurs une physionomie herbacée et un fonctionnement humide qui doit être prioritaire.

Migration indicative :

V1.3.3V1.4Relation
31 + 3231fusion partielle, sous réserve des définitions N3
3343déplacement ; répartition possible entre plusieurs N3
3433recodage partiel
anciennes savanes classées 67 ou non classées32 ou 66/63décision selon usage actuel et identité écologique
sols nus naturels anciennement 65 ou non classés34, 54 ou 55décision selon origine et influence littorale

Point réservé : seuil opérationnel entre savane semi-naturelle, pâturage actif et friche rudérale.

EV-008 à EV-011 — Restructuration de la branche 4

Situation V1.3.3 :

  • 4 - Milieux humides continentaux ;
  • 41 - Marais et landes humides d'eau douce ;
  • 42 - Mares, étangs, lacs et plans d'eau associés ;
  • 43 - Forêts, fourrés et corridors riverains humides ;
  • 44 - Dépressions humides d'origine géomorphologique particulière.

La V1.3.3 place aussi les plans d’eau anthropiques en 423 et les zones humides artificielles en 66, tandis que les forêts ripicoles et marécageuses apparaissent dans la branche 1 et en 43.

Proposition V1.4 :

  • 4 - Milieux aquatiques et humides continentaux ;
  • 41 - Eaux courantes, sources et habitats lotiques ;
  • 42 - Eaux stagnantes naturelles et leurs bordures ;
  • 43 - Marais, prairies humides, landes humides et végétations amphibies ;
  • 44 - Zones humides boisées, arbustives et corridors riverains ;
  • 45 - Systèmes aquatiques et humides continentaux artificiels.

Objectifs : couvrir le réseau hydrographique, regrouper les objets par fonctionnement hydrologique et supprimer les doublons.

Migration indicative :

V1.3.3V1.4Relation
4143plus large/redistribution ; les sources et suintements organisés peuvent relever de 41
421–42242continuité avec réorganisation des bordures
423 + 6645 ou 56fusion puis séparation eau douce/halin
43 + ancien 16 forestier44fusion conceptuelle ; dédoublonnage
4441, 42 ou 43redistribution selon fonctionnement, non équivalence
ancien 3343déplacement depuis la branche 3

Point réservé : critères de dépendance hydrologique des ripisylves et maquis temporairement humides.

EV-012 et EV-013 — Complément de la branche 5

Situation V1.3.3 : les mangroves, tannes, marais saumâtres et végétations halophiles sont représentés, mais les plages, dunes, cordons, falaises et surfaces minérales littorales ne forment pas un ensemble complet. 563 - Mangrove convertie / asséchée décrit un changement plutôt qu’un type actuel.

Proposition V1.4 :

    • conserver et préciser 51–53 ;
    • créer 54 pour plages, dunes, cordons et végétations associées ;
    • créer 55 pour falaises, rochers et surfaces minérales littorales ;
    • créer 56 pour les systèmes halins artificiels à fonctionnement aquatique ou humide ;
    • supprimer « mangrove convertie / asséchée » comme type principal.

Objectif : couvrir l’ensemble des habitats terrestres et intertidaux sous déterminisme côtier ou halin sans confondre milieu actuel, pression et trajectoire.

Impact : les anciennes occurrences 563 doivent être réinterprétées à partir de leur état actuel ; l’habitat antérieur et la conversion sont conservés dans l’historique.

EV-014 et EV-015 — Recentrage de la branche 6

Situation V1.3.3 : 6 - Milieux anthropisés, artificialisés et sols nus contient les surfaces bâties, infrastructures, systèmes agricoles, mines, sols nus remaniés, zones humides artificielles, végétations rudérales et 645 - Sites en restauration écologique.

Proposition V1.4 :

  • 6 - Milieux anthropisés et artificialisés ;
  • 61 surfaces bâties et urbaines ;
  • 62 infrastructures et réseaux ;
  • 63 systèmes agricoles, plantations et pâturages actifs ;
  • 64 sites extractifs, industriels et miniers ;
  • 65 sols nus anthropiques, terrains remaniés et dépôts ;
  • 66 végétations rudérales, post-culturales et friches anthropiques.

Objectifs : limiter la branche aux objets dont l’artificialité est déterminante, déplacer les systèmes aquatiques fonctionnels vers 4/5 et traiter la restauration comme trajectoire.

Migration indicative :

V1.3.3V1.4Relation
6161continuité avec révision des définitions
6262continuité ; ouvrages aquatiques fonctionnels à réexaminer
6363continuité ; séparation savane/pâturage à appliquer
64 hors 64564 ou 65répartition selon activité et couvert
645code du couvert actuel + trajectoire restaurationsuppression du type
6565 ou 66 ; sols naturels vers 34/54/55scission
6645 ou 56déplacement selon eau douce/halin
6766, 32 ou 63redistribution selon usage et identité actuelle

EV-016 et EV-017 — Recomposition de la branche Forêts

Situation V1.3.3 : le niveau 2 est organisé par altitude et substrat (11 basse altitude volcano-sédimentaire, 12 basse altitude ultramafique, 13 forêts basses calcaires, 14 moyenne altitude, 15 altitude/nuage, 16 alluviales/ripicoles/marécageuses). Cette organisation combine plusieurs axes et duplique les milieux humides.

Proposition V1.4 :

  • 11 forêts sèches et mésophiles de transition ;
  • 12 forêts humides sempervirentes de basse et moyenne altitude ;
  • 13 forêts montagnardes, pluviales d’altitude et forêts de nuage ;
  • 14 forêts calcicoles non hydromorphes ;
  • 15 forêts à identité ou dominance structurante particulière, provisoire ;
  • déplacement des forêts hydrologiquement dépendantes vers 44.

Objectif : réduire le mélange de critères et rapprocher le N2 de grands ensembles écologiques, en reportant les variantes de substrat et de topographie aux niveaux inférieurs lorsque possible.

Point réservé : valeur N2 des dominances à Arillastrum, Araucaria et Agathis et traitement des forêts calcicoles littorales.

Dépendance : la table de migration détaillée doit être produite dans la prochaine version de la note méthodologique Forêts ; la présente table N1–N2 ne suffit pas à recoder automatiquement les niveaux 3–4.

EV-018 — Consolidation de la branche Maquis

Situation V1.3.3 : 21 ligno-herbacés, 22 arbustifs, 23 paraforestiers et 24 altitude ; substrat au niveau 3, sauf le croisement altitude/physionomie qui apparaît au niveau 2 et 3.

Proposition V1.4 : maintenir 21–23 ; reformuler 24 en « Complexes sommitaux et maquis d’altitude » avec statut provisoire.

Objectif : préserver les trois physionomies robustes et rendre visible l’exception méthodologique liée à l’altitude.

Options à arbitrer :

  1. classe 24 exclusive avec priorité sur 21–23 ;
  2. suppression de 24 et déclinaison altitudinale au niveau 3 sous 21–23 ;
  3. module transversal d’altitude sans changement du code principal.

EV-019 et EV-021 — Contenu du registre X et incertitude

Proposition : chaque enregistrement X contient les codes composants, la dominance ou les proportions si disponibles, la résolution, l’unité minimale de collecte et la justification de la non-séparation. La confiance d’identification est portée par un champ indépendant.

Objectif : permettre le changement d’échelle, la redistribution analytique des surfaces et la révision ultérieure sans confondre mosaïque réelle et lacune de données.

EV-020 — Méthode de correspondance

Situation V1.3.3 : les correspondances sont prévues mais leur modèle relationnel et leur versionnage ne sont pas stabilisés.

Proposition : utiliser les relations :

  • EQ ;
  • PLUS_ETROIT ;
  • PLUS_LARGE ;
  • CHEVAUCHEMENT ;
  • ASSOCIÉ ;
  • AUCUN ;
  • NON_EVALUE.

Chaque relation cite les versions source et cible, la preuve, le périmètre, la confiance, le validateur et la date.

Objectif : construire des liens reproductibles avec MOS, OCMC, HABREF, EUNIS, Ramsar, GET et LRE sans prétendre à une équivalence stricte entre légendes d’occupation du sol, typologies écologiques et unités d’évaluation.

EV-022 — Gestion des codes historiques

Proposition : réserver tout code supprimé ou déplacé et maintenir une table de migration versionnée.

Objectif : garantir qu’une carte ou une étude ancienne reste interprétable et qu’un même code ne désigne pas deux concepts successifs différents.

Règle : un simple changement orthographique peut conserver le code ; un changement substantiel de périmètre exige une relation de version, et éventuellement un nouveau code.

Table de correspondance N1

V1.3.3V1.4 proposéeType de changementCommentaire
1 – Forêts1 – Forêtspérimètre réduitexclusion des zones humides boisées et des unités littorales sous déterminisme marin
2 – Maquis2 – Maquispérimètre préciséexclusion des maquis à hydromorphie déterminante
3 – Ouverts herbacés3 – Formations herbacées, savanes et milieux ouverts terrestresrenommage + extension + déplacementajout savanes et surfaces minérales naturelles ; retrait des ouverts humides
4 – Milieux humides continentaux4 – Milieux aquatiques et humides continentauxrenommage + extensionajout eaux courantes ; regroupement des zones humides toutes physionomies et d’origine artificielle
5 – Milieux côtiers et halins terrestres5 – Milieux côtiers et halins terrestresextensionajout des habitats littoraux peu végétalisés et clarification des systèmes artificiels halins
6 – Milieux anthropisés, artificialisés et sols nus6 – Milieux anthropisés et artificialisésrenommage + périmètre réduitretrait des sols nus naturels et des zones humides fonctionnelles ; restauration en attribut
7 – Mosaïques et complexes (X)X – Registre des mosaïques et complexes cartographiqueschangement de statutreprésentation cartographique auxiliaire, non type écologique

Conséquences sur les données existantes

La V1.4 proposée n’autorise pas un recodage automatique complet de la V1.3.3. Trois situations doivent être distinguées :

  1. continuité simple : définition inchangée ou seulement clarifiée ;
  2. migration conditionnelle : le nouveau code dépend d’un attribut ou d’une expertise, par exemple savane/pâturage ou forêt humide/forêt marécageuse ;
  3. réinterprétation : l’ancien code mélange plusieurs concepts et exige le retour aux données sources, par exemple plans d’eau anthropiques, sites en restauration ou mangroves converties.

Chaque jeu de données migré doit conserver : version source, code source, version cible, code cible, règle utilisée, date, auteur et confiance.

Sources mobilisées

  • comptes rendus des ateliers écologues, gestionnaires-aménageurs et géomatique de juin 2025 ;
  • synthèse du diagnostic partagé et des réunions de convergence des 21 août et 20 octobre 2025 ;
  • THNC V1.3 publique et export de travail V1.3.3 ;
  • notes de travail des branches Forêts et Maquis ;
  • MOS calédonien 2014 ;
  • EUNIS, CarHab, classification Ramsar, Typologie globale des écosystèmes de l’UICN et lignes directrices d’interopérabilité de l’UICN.

Les références bibliographiques complètes figurent dans la note méthodologique générale V0.1.

La présence dans ce document reconnaît une contribution au processus. Elle ne signifie pas que la personne a validé l’intégralité de l’arborescence ni qu’elle partage tous les arbitrages de la version publiée.

Les catégories utilisées sont les suivantes :

  • Auteur / responsable de version : conception, rédaction, intégration des apports et arbitrage de la version ;
  • Appui à la conception et à la rédaction : travail direct sur les documents, les analyses ou l’arborescence ;
  • Relecture et contribution écrite : remarques formalisées par écrit et examinées lors de l’évolution du référentiel ;
  • Contribution experte ciblée : observation portant sur une classe, une branche ou un choix méthodologique précis ;
  • Contribution en atelier : présence effective et participation aux échanges consignées dans un compte rendu ;
  • Intervention méthodologique : présentation ou retour d’expérience structurant, sans qualité d’auteur de la version.

L’attribution à une version correspond au moment où la contribution a principalement alimenté le travail. Une même personne peut apparaître dans plusieurs versions pour des contributions de nature différente.

Citations bibliographiques des versions

Le tableau de traçabilité et la citation bibliographique ne remplissent pas la même fonction.

  • Le tableau de traçabilité reconnaît les contributions au processus, y compris la participation effective à un atelier, une remarque ciblée ou une proposition finalement non retenue.
  • La citation bibliographique de la version reste plus restrictive. Elle mentionne le responsable de la version et, le cas échéant, les personnes dont un apport direct, nominatif et traçable a été effectivement intégré à la version considérée.
  • La présence à une séance, l’inscription dans une liste de diffusion, une déclaration d’intérêt ou une proposition encore à instruire ne constituent pas, à elles seules, un crédit bibliographique.
  • Les correctifs internes e1 et e2 sont considérés comme des états de travail de la V1.4 et ne donnent pas lieu à une citation distincte.

Les citations ci-dessous utilisent une forme adaptée aux rapports et documents techniques. La date exacte des V1.0 et V1.1 n’étant pas établie dans les pièces examinées, la mention « s. d. » est utilisée par prudence.

THNC V1.0

Version THNCPrénom NomRattachementNature de la contributionPérimètre ou contenuSource / trace
V1.0Nicolas RinckCBNNCAuteur / responsable de versionPremiers essais de recomposition de la typologie et mise en place de l’ossature initiale de travail. Documents initiaux du CBNNC.

Rinck, N. (s. d.). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.0. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie.

Citation courte : (Rinck, s. d., THNC V1.0)

THNC V1.1

Version THNCPrénom NomRattachementNature de la contributionPérimètre ou contenuSource / trace
V1.1Nicolas RinckCBNNCAuteur / responsable de versionPoursuite des essais de recomposition, corrections et consolidation préparatoire avant la phase collective.Documents initiaux du CBNNC

Rinck, N. (s. d.). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.1. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie.

Citation courte : (Rinck, s. d., THNC V1.1)

THNC V1.2

Version THNCPrénom NomRattachementNature de la contributionPérimètre ou contenuSource / trace
V1.2Nicolas RinckCBNNCAuteur / responsable de version et animationConception de la version, préparation du diagnostic partagé, animation des ateliers et intégration des principaux constats.Note de cadrage et comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Manon FluxaCBNNC — stagiaireAppui à la conception, à l’analyse et à la rédactionAnalyse comparative des typologies, préparation des supports, clarification typologie/cartographie, animation et synthèse des ateliers. Contribution attribuée uniquement à la V1.2.Comptes rendus des ateliers de juin 2025 et documents du stage.
V1.2Aurélie ArmandSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Romain BarrièreBOTANICContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Patrick BarrièreANCBContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Mélanie BoisseninANCBContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2David BruyIRD / Herbier NOUContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Damien BuissonDINUM — Gouvernement de la Nouvelle-CalédonieContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Agnès CarlierOFBContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Anne-Sophie CarnucciniANCBContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Fabian CarricondeIACContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Jean-Jérôme CassanProvince NordContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Émeric CorniacProvince Sud — DAEMContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Pierre-Marie Le DantecSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Marc DespinoyIRDContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Louise DiméoIANCPContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Émilie DucouretBiotope lors de l’atelier 2025Contribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Aurélie FourdrainEndemiaContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Auriane GuillamaudSMTContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Alexandre LagrangeSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Guillaume LannuzelEcolinkContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Marie-Clémentine LaveissièreSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Louise MandaoueProvince NordContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Aurore MartiniProvince SudContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Stéphane McCoyProny ResourcesContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Steven MériadecCAU — Gouvernement de la Nouvelle-CalédonieContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Cindy PaolantonacciSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Aurélie RoutierGouvernement de la Nouvelle-CalédonieContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Danielle Saint-PierreSIRASContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Sébastien SarramegnaSLNContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Maëmiti TehioVille de KoumacContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 1 — Experts écologues, 3 juin 2025; Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Jérôme VillemainProvince Sud — DDDTContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 2 — Gestionnaires et aménageurs, 4 juin 2025; Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Guillaume VoinesonSHOMContribution en atelierParticipation effective aux échanges sur les critères écologiques, les usages de gestion et/ou les contraintes cartographiques. Séance(s) : Atelier 3 — Géomatique, 12 juin 2025.Listes de présence et contributions consignées dans les comptes rendus des ateliers de juin 2025.
V1.2Émilie DucouretBiotope lors de l’atelier 2025Contribution écrite complémentaireTransmission d’un retour d’expérience sur la classification des végétations caribéennes, la hiérarchie physionomique, l’anthropisation et l’intérêt d’une architecture adaptable.Courriel du 8 juin 2025, « Atelier expert écologue — Typologie des milieux naturels de NC ».

Rinck, N., avec l’appui de Fluxa, M. (2025). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.2. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie.

Citation courte : (Rinck,  Fluxa, 2025, THNC V1.2)

Note d’attribution : les participants aux ateliers de juin 2025 sont crédités individuellement dans le tableau ci-dessus. Ils ne sont pas assimilés à des coauteurs de l’ensemble de la V1.2.

THNC V1.3 / V1.3.3

Version THNCPrénom NomRattachementNature de la contributionPérimètre ou contenuSource / trace
V1.3 / V1.3.3Nicolas RinckCBNNCAuteur / responsable de versionMise en cohérence de l’arborescence après le diagnostic partagé, préparation et synthèse des réunions de convergence, premières orientations vers un système hiérarchisé, documenté et interopérable.Compte rendu des réunions des 21 août et 20 octobre 2025 ; versions de travail THNC.
V1.3 / V1.3.3Hélène CharpentierProvince SudContribution écrite cibléeTransmission de références néo-calédoniennes sur les zones humides, recommandation de prendre en compte les systèmes hydrologiques souterrains et argumentaire en faveur d’un traitement prioritaire de ces milieux. Cet apport a enrichi le corpus préparatoire des réunions de convergence et les évolutions ultérieures de la branche aquatique et humide.Courriel du 29 juillet 2025, « Harmonisation des typologies des milieux naturels en Nouvelle-Calédonie — Zones humides ».
V1.3 / V1.3.3Aurélie FourdrainEndemiaIntervention méthodologique et contribution en atelierArticulation avec la Liste rouge des écosystèmes, besoin d’unités documentées et d’un niveau de finesse cohérent pour l’évaluation.Réunion de convergence du 21 août 2025.
V1.3 / V1.3.3Alexia AusselMNHN / PATRINAT — CarHabIntervention méthodologiqueRetour d’expérience CarHab : articulation biotope–physionomie, données d’apprentissage, modélisation et limites de la cartographie prédictive.Réunion de convergence du 21 août 2025.
V1.3 / V1.3.3Marie LacosteCBN–CPIE MascarinIntervention méthodologiqueRetour d’expérience sur la Typologie descriptive des habitats de La Réunion, les cahiers d’habitats, la hiérarchie à quatre niveaux et les besoins en relevés homogènes.Réunion du 20 octobre 2025.
V1.3 / V1.3.3Ghislain VieilledentCIRADContribution en atelierQuestions et remarques sur la distinction entre modélisation, superposition de couches, biotope potentiel et végétation observée.Compte rendu de la réunion du 21 août 2025.
V1.3 / V1.3.3Fabien AlbouyŒILContribution en atelierMise en avant de la nécessité d’objectifs de politique publique explicites, d’une gouvernance durable et de moyens pour la mise à jour des outils.Compte rendu de la réunion du 21 août 2025.
V1.3 / V1.3.3Guillaume LannuzelEcolinkContribution en atelierDiscussion sur la transposabilité du modèle réunionnais, les moyens nécessaires et le besoin d’une typologie descriptive fondée sur des observations robustes.Compte rendu de la réunion du 20 octobre 2025.
V1.3 / V1.3.3Louise de la RubiaComité français de l’UICNContribution en atelierParticipation effective à une réunion de convergence ; contribution collective aux échanges, sans attribution individuelle plus précise dans le compte rendu disponible.Liste consolidée des participants des réunions de convergence.
V1.3 / V1.3.3Olivia CherrierComité français de l’UICNContribution en atelierParticipation effective à une réunion de convergence ; contribution collective aux échanges, sans attribution individuelle plus précise dans le compte rendu disponible.Liste consolidée des participants des réunions de convergence.
V1.3 / V1.3.3Hélène VerdierRattachement non précisé dans le document disponibleContribution en atelierParticipation effective à une réunion de convergence ; contribution collective aux échanges, sans attribution individuelle plus précise dans le compte rendu disponible.Liste consolidée des participants des réunions de convergence.
V1.3 / V1.3.3Fabian CarricondeIACContribution experte cibléeObservation orale demandant l’intégration des formations à Nothofagus parmi les classes forestières, selon une logique comparable aux formations à Arillastrum. La proposition est enregistrée, mais l’évolution reste à instruire et n’est pas considérée comme intégrée dans les versions V1.3 ou V1.4.Déclaration du responsable du chantier. Aucune occurrence écrite explicite de cette remarque n’a été retrouvée dans le corpus complet.txt.

Rinck, N., avec les contributions méthodologiques d’Albouy, F., Aussel, A., Charpentier, H., Fourdrain, A., Lacoste, M., Lannuzel, G. et Vieilledent, G. (2026). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.3. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie.

Citation courte : (Rinck & al. 2026, THNC V1.3)

Note d’attribution : Fabian Carriconde est maintenu dans la traçabilité pour sa proposition relative aux formations à Nothofagus, mais il n’est pas inclus dans la citation de la V1.3 puisque cette évolution n’a pas encore été intégrée. Les autres personnes créditées uniquement au titre de leur présence en séance ne sont pas assimilées à des coauteurs.

THNC V1.4

Version THNCPrénom NomRattachementNature de la contributionPérimètre ou contenuSource / trace
V1.4Nicolas RinckCBNNCAuteur / responsable de versionRecomposition de l’architecture V1.3.3 vers V1.4, rédaction des règles d’affectation, séparation type–état–pression–trajectoire, développement des niveaux 1 à 4, analyses de compatibilité et intégration sur le site web. La ligne inclut les évolutions internes e1 et e2, notamment l’arbitrage final du registre des mosaïques, le retour à la branche numérique 7, sa limitation aux trois mosaïques documentées et les correctifs de déploiement WordPress.Journal d’évolution V1.3.3 → V1.4, journal de correctif interne V1.4-e1 → V1.4-e2, notes méthodologiques, arborescence V1.4
V1.4Émilie DucouretExperte écologue ; Biotope lors de l’atelier 2025Relecture et contribution écriteAnalyse critique de la double entrée physionomie/contexte, position des végétations anthropisées, distinction entre eaux libres et zones humides, place des faciès hydromorphes et couverture des formations arbustives non rattachables aux maquis. Ces remarques ont été examinées dans la consolidation de la V1.4.Courriel du 17 mai 2026, réponse au compte rendu du GT n°1.
V1.4Olivia CherrierComité français de l’UICNContribution écrite cibléeProposition d’utiliser une typologie normalisée des menaces dans les fiches habitats afin de permettre les comparaisons entre écosystèmes et articulation du calendrier THNC avec les besoins de la Liste rouge des écosystèmes. Le principe de séparation entre type et pression est cohérent avec la V1.4 ; le choix formel de la nomenclature UICN des menaces reste à mettre en œuvre.Courriel du 29 avril 2026, « Suite GT typologie ».
V1.4Émile JulienCBNNC — stagiaire, mission BLOSSOM / restauration écologiqueContribution de terrain et propositions cibléesTests de rattachement de sites de Koumac à l’arborescence, propositions concernant les savanes à niaouli, les fourrés ou formations secondaires à gaïac, les ripisylves et les mosaïques forêt–savane, accompagnés de points GPS et de photographies géoréférencées. Ces propositions constituent un matériau d’instruction ; les classes proposées n’ont pas été reprises telles quelles dans la V1.4.Courriels des 14 et 22 mai 2026, « Propositions de typologie et questions ».

Rinck, N., avec les contributions de Ducouret, É., Albouy, F., Aussel, A., Charpentier, H., Cherrier, O., Fourdrain, A., Fluxa, M., Lacoste, M., Lannuzel, G. et Vieilledent, G.,   (2026). Typologie des habitats naturels de Nouvelle-Calédonie (THNC), version 1.4. Nouméa : Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie.

Citation courte : (Rinck & al. 2026, THNC V1.4)

Note d’attribution : les contributions d’Olivia Cherrier et d’Émile Julien sont conservées dans le registre car elles reposent sur des apports objectifs et traçables. Elles ne sont pas intégrées à la citation bibliographique de la V1.4 : la nomenclature normalisée des menaces proposée par Olivia Cherrier reste à mettre en œuvre, et les classes suggérées par Émile Julien restent à instruire.

Pour toute remarques, corrections ou suggestions sur le fond ou la méthode, laissez-nous un message :